Le parquet de Rome a annoncé, ce mardi, la mise en examen des propriétaires du bar Le Constellation, situé à Crans-Montana, en Suisse, suite à un incendie tragique survenu lors de la nuit du Nouvel An. Ce sinistre a coûté la vie à 41 personnes, dont six Italiens, tout en blessant gravement 115 autres, selon les informations relayées par la presse italienne.
Les époux Jacques et Jessica Moretti sont accusés d'avoir commis des « actes de négligence entraînant une catastrophe, d’homicide involontaire multiple, ainsi que d’incendie et de blessures très graves, aggravées par des violations des règlements de sécurité », comme le rapporte le quotidien La Repubblica.
Une enquête sous haute tension
La direction de l'enquête, confiée au procureur général de Rome, Francesco Lo Voi, et à son adjoint, Stefano Opilio, s’appuie sur les témoignages de jeunes Italiens qui ont été touchés par l'incendie. Parmi les préoccupations majeures soulevées, une issue de sécurité bloquée est régulièrement mentionnée.
En parallèle, les autorités suisses poursuivent également leur enquête, visant à déterminer les responsabilités exactes de cette tragédie. En Suisse, les Moretti font face à des accusations similaires, notamment pour homicide par négligence et incendie par négligence. Leur libération rapide après l’incident a suscité de vives tensions diplomatiques, provoquant un rappel de l’ambassadeur italien en Suisse par le gouvernement de Rome, comme l’indiquent les récents articles de Le Figaro.
Des experts en sécurité, contactés par Le Monde, soulignent la nécessité d’un renforcement des mesures de prévention et de sécurité dans les établissements publics afin d’éviter de telles tragédies à l’avenir. "Il est essentiel que les propriétaires soient tenus responsables des normes de sécurité", affirme l’un d’eux.
Alors que l'enquête se poursuit, cette affaire met en lumière non seulement les manquements possibles en matière de sécurité, mais aussi la fragilité des accords diplomatiques dans des moments de crise.







