L’Agence nationale de sécurité sanitaire appelle à la vigilance concernant les colorations capillaires. Des cas alarmants de brûlures, d’eczéma et d’œdèmes sévères ont été rapportés, parfois jusqu'à entraîner des hospitalisations.
Changer de couleur ou camoufler quelques cheveux blancs peut sembler banal, mais cette pratique est loin d’être sans risque. Les teintures capillaires peuvent entraîner des réactions allergiques graves. Dans son bulletin des vigilances d’avril 2026, l'Anses met en lumière cette problématique. Brûlures, démangeaisons, eczéma, œdèmes et même perte de cheveux : les effets indésirables sont multiples, avertit l'agence.
Depuis 2019, l'Anses a recensé 124 cas graves en France, dont une majorité de 91 % sont liés aux "colorations oxydantes", aussi connues sous le nom de "colorations permanentes". Parmi ces signalements, 63 % ont été qualifiés de "graves", ayant impliqué une incapacité fonctionnelle temporaire ou permanente, ou nécessitant une hospitalisation. Ce pourcentage est largement supérieur à celui observé pour d'autres produits cosmétiques.
Elsa, 30 ans, partage son vécu traumatisant. Au cours d'un entretien avec RTL, elle raconte avoir été victime d'une réaction allergique intense après une teinture chez le coiffeur. "Je me suis retrouvée avec d’énormes irritations aux oreilles et un cuir chevelu qui me démangeait atrocement, accompagné de pus et de croûtes. La douleur était insupportable", a-t-elle déclaré.
La présence de substances allergisantes
Selon les experts de l'Anses, ces incidents s'expliquent par des ingrédients potentiellement allergisants présents dans certaines teintures. "Nous recevons des signalements concernant des irritations du cuir chevelu, des œdèmes au visage et autour des yeux. Dans certains cas, des réactions peuvent être suffisamment sévères pour provoquer des difficultés respiratoires", a ajouté Juliette Bloch, directrice des alertes à l'agence, lors d'une interview sur RTL. Ces symptômes témoignent des risques associés à ces produits pour la santé.







