Le Pakistan persiste dans son rôle de médiateur malgré l'échec d'une première rencontre à Islamabad. Une nouvelle occasion de pourparlers s'annonce alors que la Maison Blanche, le 15 avril, a fait part de discussions sur l'organisation d'une seconde session de négociations avec l'Iran. Selon les autorités américaines, il existe une "optimisme" concernant les chances d'un accord, malgré les menaces de Téhéran de bloquer la circulation maritime en mer Rouge en réponse au blocus de ses ports par les États-Unis.
De son côté, l'Iran a réitéré sa volonté de négocier, alors que la communauté internationale espère un prolongement du cessez-le-feu en cours depuis le 8 avril et la fin d'un conflit qui impacte l'économie mondiale.
Le Pakistan joue toujours les intermédiaires
Des pourparlers sont en cours pour une reprise des discussions à Islamabad, "mais rien n'est encore officiel", a affirmé Karoline Leavitt, porte-parole de l'exécutif américain. Cependant, elle a exprimé "l'optimisme" des États-Unis quant à l'issue d'un possible accord, alors que le médiateur pakistanais continue ses efforts après l'échec de la première session de discussions.
Le chef de l'armée pakistanaise, Asim Munir, a été reçu mercredi par Abbas Araghchi, ministre iranien des Affaires étrangères. Esmaïl Baghaï, porte-parole de la diplomatie iranienne, a affirmé que "plusieurs messages ont été échangés via le Pakistan" au cours des derniers jours.
Exigences iraniennes et israéliennes
Malgré une volonté de dialoguer, l'Iran maintient une exigence essentielle : son droit à un programme nucléaire civil ne peut être "sacrifié sous pression", a-t-il été souligné. Ils restent ouverts à discuter des modalités d'enrichissement de l'uranium, mais ne céderont pas face à la menace militaire.
Benjamin Netanyahu, Premier ministre israélien, a quant à lui indiqué que les objectifs des États-Unis et d'Israël concernant l'Iran "sont alignés", en insistant sur la nécessité de "renoncer à la capacité d'enrichissement sur le sol iranien".
Rappelons que Donald Trump avait récemment commenté que la guerre "touche à sa fin", mais un haut responsable américain a démenti l'idée que l'Iran ait déjà consenti à étendre le cessez-le-feu en cours.







