Le cessez-le-feu de dix jours entre Israël et le Liban, instauré le vendredi 17 avril, a vite été mis à mal par des accusations de l'armée libanaise. Celle-ci a évalué des « actes d'agression » commis par Tsahal, remettant en cause la validité de cette trêve.
Cette trêve, annoncée par le président américain Joe Biden, est entrée en vigueur à minuit, après des mois de tensions entre l'armée israélienne et le mouvement Hezbollah. Une atmosphère d'optimisme régnait au début, avec des tirs de joie entendus dans les quartiers sud de Beyrouth, bastion du mouvement pro-iranien. "Nous aspirons à la paix", a déclaré Jamal Chehab, une femme au foyer de 61 ans, se félicitant de cet accord. Cependant, juste après son installation, des rapportages ont signalé des violations par Israël.
Multiple manifestations d'agression
Peu après l'entrée en vigueur du cessez-le-feu, l'armée libanaise a mis en lumière plusieurs violations, appelant à la prudence pour les populations déplacées. Selon un communiqué, des bombardements sporadiques auraient touché diverses localités.
Malgré l'annonce de la trêve, l'armée israélienne a indiqué qu'elle maintenait sa présence au Liban, incitant la population à éviter de revenir dans le sud. Le conflit entre Israël et le Hezbollah a déjà provoqué plus de 2.000 décès depuis le début des hostilités début mars, selon des sources officielles.
Un cessez-le-feu fragile
Donald Trump avait précédemment annoncé que les deux parties s'étaient mises d'accord pour un cessez-le-feu, espérant également organiser une rencontre entre le président libanais Joseph Aoun et le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu. Le député du Hezbollah, Ibrahim Moussaoui, a réitéré l'importance de la trêve, précisant qu'elle dépendrait d'un « arrêt total des hostilités ».
Au niveau international, l'ONU a rapporté que près d'un million de Libanais ont été déplacés en raison des violences, révélant l'ampleur de la crise humanitaire causée par ce conflit.







