Dans une scène pour le moins inattendue, Pete Hegseth, secrétaire américain à la Défense, semblait vouloir évoquer des versets bibliques lors d'une messe donnée au Pentagone destinée à une assemblée militaire. À la place, il a cité un célèbre monologue du film Pulp Fiction de Quentin Tarantino, sorti en 1994.
Ce monologue, prononcé par Jules Winnfield, joué par Samuel L. Jackson, intervient juste avant un moment dramatique du film, ce qui a provoqué des sourires et des railleries sur les réseaux sociaux.
La séquence filmée de Hegseth récitant des paroles qu'il croit issues de la Bible et évoquant un pilote en détresse a rapidement suscité l'attention de nombreux médias américains, y compris le blog religieux A Public Witness, qui a été le premier à relayer l’incident. D'autres médias comme Variety et Forbes ont aussi contribué à la diffusion de cette information.
De la prière à la parodie
"Le chemin de l'aviateur abattu est semé d'embûches par les iniquités des égoïstes et la tyrannie des hommes mauvais. Béni soit celui qui, au nom de la camaraderie, guide les égarés à travers la vallée des ténèbres, car il est véritablement le gardien de son frère", a déclaré Hegseth, en citant un prétendu passage d’Ezechiel qui, en réalité, n'existe pas.
Il s'est inspiré d'une prière tirée de Pulp Fiction, adaptée en des termes qui se veulent solennels : "Heureux celui qui, au nom de la charité et de la bienveillance, guide les faibles à travers la vallée des ténèbres... Et tu sauras que mon nom est le Seigneur quand je déchaînerai ma vengeance sur toi".
À l'heure des réseaux sociaux, cet incident a rapidement pris de l'ampleur, illustrant la manière dont des figures publiques peuvent parfois se perdre dans des références culturelles inappropriées. Hegseth, figure controversée au sein de l'administration, est un fervent catholique et un ancien militaire, dont la gestion a été critiquée par les démocrates, entraînant même des appels à sa destitution.
Nommer un secrétaire à la Défense à la fois conservateur et cinéphile pourrait se révéler problématique dans certains cercles. Peut-être se souviendra-t-il la prochaine fois que la Bible ne parle pas de vengeance, même quand le héros est interprété par Samuel L. Jackson.







