La trêve, qui a débuté à minuit heure locale, marque un moment délicat après un mois et demi de conflit entre Israël et le mouvement Hezbollah, pro-iranien. Pourtant, les signes de fragilité se multiplient. Ce cessez-le-feu de dix jours, annoncé par Donald Trump, a rapidement été mis à l'épreuve, l'armée libanaise signalant des violations de la part d'Israël dans le sud du Liban.
Des célébrations ont résonné dans le sud de Beyrouth, bastion du Hezbollah, où des habitants, brandissant le drapeau du mouvement, ont salué l'annonce de la trêve. Cependant, comme le rapporte l'AFP, Jamal Chehab, une femme de 61 ans, exprime une fatigue face à la guerre, aspirant à la paix et à la sécurité.
Des bombardements israéliens, selon le Liban
Moins de deux heures après l'entrée en vigueur du cessez-le-feu, l'armée libanaise a fait état de plusieurs violations, déplorant des actes d'agression d'Israël, notamment des bombardements ciblant des villages. Elle a conseillé aux déplacés de ne pas rentrer immédiatement dans le sud.
De son côté, l'armée israélienne a confirmé le maintien de sa présence militaire dans la région et a mis en garde la population contre un retour prématuré sur la rive sud du Litani. Malgré ces avertissements, de nombreux véhicules se sont entassés au nord du fleuve, bloquant l'accès au sud du Liban.
Le Hezbollah bombarde des soldats israéliens
Réagissant aux violations, le Hezbollah a revendiqué des bombardements ciblés sur des soldats israéliens près de Khiam, en réponse à ce qu'il considère comme des violations du cessez-le-feu. L'Agence nationale d'information du Liban a rapporté une escalade des activités militaires, avec des échanges d'artillerie et l'utilisation de drones dans cette zone sensible.
Alors que l'accord de trêve a été salué par Donald Trump, qui a déclaré qu'il travaillait à une rencontre historique entre les dirigeants libanais et israéliens, la méfiance reste palpable. Ibrahim Moussaoui, député du Hezbollah, a affirmé que le mouvement respecterait la trêve si Israël s'abstient de toute agression.
Trump a mis la pression sur le Hezbollah
Trump a exprimé l'espoir d'une conduite calme du Hezbollah durant cette phase, reconnaissant en même temps les tensions sous-jacentes. Le Premier ministre libanais, Nawaf Salam, a également approuvé le cessez-le-feu, malgré les réticences concernant la confiance envers Israël.
« On ne peut pas prendre Trump au mot »
Alors que la trêve s'installe, le ministère libanais de la Santé a rapporté des pertes humaines dues à des frappes israéliennes, exacerbant la situation. À l'heure de la trêve, l'armée israélienne a mentionné avoir ciblé 380 sites de Hezbollah au Liban.
Assis dans un café de Beyrouth, l'avocat Tarek Bou Khalil a exprimé un scepticisme partagé par de nombreux Libanais, doutant de la sincérité des promesses de Trump et de Netanyahou. Il a noté que les pressions internes et internationales les poussent à considérer le cessez-le-feu comme un mal nécessaire.







