Dimanche, l'Iran a de nouveau fermé le détroit d'Ormuz, une route maritime stratégique, en représailles à la poursuite du blocus de ses ports par les États-Unis. La tension augmente alors que le cessez-le-feu, qui prend fin dans trois jours, semble moins prometteur que jamais.
La République islamique a annoncé son intention de "reprendre un contrôle strict" de ce passage vital, crucial pour le transit d'environ 20% du commerce mondial de pétrole et de gaz. Cette décision fait suite à un revirement après une annonce de réouverture du détroit, qui avait temporairement redonné une impulsion aux marchés financiers.
Peu après l'annonce, plusieurs navires commerciaux ont été visés par des tirs lorsqu'ils ont tenté de traverser la zone. Les Gardiens de la Révolution ont averti que toute approche du détroit serait considérée comme une "collaboration avec l'ennemi".
"Ils jouent avec le feu", a réagi le président américain Donald Trump, qualifiant la situation de "chantage". La reprise des tensions ravive les inquiétudes concernant l'impact sur l'économie mondiale, déjà fragile après des semaines de conflit.
- Ballet diplomatique -
Ce durcissement des positions intervient au moment où des efforts diplomatiques sont en cours pour tenter de ramener l'Iran et les États-Unis à la table des négociations. Un premier round s'est terminé sans succès le 12 avril à Islamabad. Le ministre des Affaires étrangères égyptien, Badr Abdelatty, a exprimé son engagement à oeuvrer à la réconciliation entre les deux pays.
Cependant, le chef du parlement iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, a mis en garde : "Nous sommes loin d'une conclusion", soulignant que de nombreuses divergences subsistent dans les discussions passées. Sa déclaration reflète un climat de méfiance persistante à l'égard des États-Unis, avec l'exigence d'une approche plus équilibrée dans le dialogue.
- "Le doigt sur la gâchette" -
Sur un autre front, la guerre au Liban a également fait des ravages. Un militaire français a trouvé la mort dans une embuscade visant les Casques bleus, prenant place alors que la trêve de dix jours débutait. Cette attaque, liée au Hezbollah, a mis à mal la fragile paix observée dans la région.
La réaction du Hezbollah souligne que le cessez-le-feu n'est que temporaire et que les combattants resteront vigilant : "Nous ne faisons pas confiance à cet ennemi, et nous répondrons aux violations", a déclaré Naïm Qassem, ajoutant que la situation demeurait instable pour les civils.
La violence a déjà causé de lourdes pertes au Liban, avec plus de 2 300 morts et un million de déplacés depuis le début des hostilités. La guerre a débuté le 2 mars, lorsque le Hezbollah a riposté à l'offensive israélo-américaine contre l'Iran. Les inquiétudes internationales montent alors que la stabilité de la région semble toujours compromise.







