Le 21 avril, le gouvernement a lancé une aide exceptionnelle pour soutenir les "grands rouleurs" confrontés à la hausse des prix du carburant, une situation aggravée par les conflits au Moyen-Orient. Selon Roland Lescure, ministre de l'Économie, le coût total de cette crise pourrait atteindre environ 6 milliards d'euros.
Ce texte correspond à une partie de la retranscription de l'interview ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder en intégralité.
Lors de son intervention au journal de 20 heures, Roland Lescure a détaillé les modalités de cette aide, tout en abordant la question de son financement. Le gouvernement ne souhaite pas alourdir la pression fiscale dans ce contexte difficile. "Nous ne voulons pas d'impôts supplémentaires", a affirmé le ministre face aux préoccupations des Français.
Jean-Baptiste Marteau, journaliste, a questionné le ministre sur le financement des aides, rappelant que les surplus fiscaux dus à la hausse des prix du carburant avaient été évoqués. Lescure a rétorqué que le surplus avait diminué ces dernières semaines, n'atteignant qu'environ 170 millions d'euros en mars, dont une grande partie a déjà été allouée aux soutiens.
Mainte fois, Lescure a démenti l’existence d'une "cagnotte" gouvernementale. En effet, les discussions se poursuivent avec les partenaires sociaux et les élus. "Cette crise pourrait nous coûter autour de 6 milliards d'euros", a-t-il précisé, soulignant que ces fonds seront nécessaires pour faire face à l'endettement et aux aides, et qu'aucune annulation de dépenses n’est envisageable pour le moment.
Le ministre a donc indiqué que le gouvernement devait procéder à des économies dans ses dépenses afin de financer cette aide, tout en restant vigilant quant à la nécessité de mesures préventives face à l’évolution de la crise. Il a également évoqué la possibilité d’une enquête par la Commission européenne pour examiner les éventuels bénéfices exceptionnels réalisés par les compagnies pétrolières, afin d'assurer que les Français ne subissent pas un fardeau injuste.
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