Le Département de la Sécurité intérieure (DHS) a récemment abrogé une politique de 2022 qui considérait le service militaire d'un membre de la famille comme un "facteur atténuant important" dans les procédures d'immigration. Cette décision a des conséquences directes sur le sort de Deisy Rivera Ortega, l'épouse d'un sergent de l'armée américaine, qui a été arrêtée le 14 avril dernier par la frauduleuse police de l’immigration, l’ICE, comme l'a rapporté Associated Press.
« Une personne a ouvert la porte, nous a fait traverser le couloir, et au bout, ma femme a été arrêtée, » confie le sergent José Serrano, visiblement choqué par la situation. « Arrêtée sans mandat… Ils ont emmené ma femme sans rien dire. »
Un statut légal en danger
Ce militaire, toujours actif après avoir accompli trois missions en Afghanistan, se trouvait à ce moment-là aux services de l’immigration pour initier une demande de résidence permanente pour Deisy, originaire du Salvador. Selon les précisions fournies par le DHS, elle est entrée illégalement sur le sol américain en 2016 et un ordre d’expulsion a été prononcé en décembre 2019. Néanmoins, son avocat indique qu'elle bénéficiait d'une suspension d’expulsion, le temps de régulariser sa situation.
Il est important de noter que, même si elle détient un permis de travail valide, cela ne lui confère pas de statut légal. L’ICE a confirmé à AP que Rivera Ortega restait en détention, attendant son expulsion.
Actuellement, elle a déposé une demande conjointe avec son mari dans le cadre de la politique de « libération conditionnelle sur place », qui offrait une possibilité accélérée vers la résidence permanente pour les conjoints de militaires. Cependant, cette clémence semble prendre fin.
Sous l'administration Trump, le DHS a remplacé cette politique par une nouvelle qui stipule que "le service militaire ne suffit pas à éviter les conséquences d'une violation des lois sur l'immigration".







