Après les élections municipales de mars 2026, plusieurs maires fraîchement élus, tels que ceux de Bordeaux, Clermont-Ferrand, et Poitiers, ont décidé de rétablir l'éclairage public nocturne. Cette initiative vise à rassurer les citoyens, même si elle entraîne une augmentation des coûts énergétiques et suscite des inquiétudes quant à la biodiversité.
À Saint-Jean de Braye, par exemple, l'obscurité a cédé la place à une lumière continue, provoquant des réactions partagées. Nombre d'habitants, comme une mère de famille, estiment que "la ville a besoin d'être éclairée, surtout avec 21 000 habitants". D'autres, en revanche, soulignent une préoccupation croissante pour la sécurité routière, exprimant que "la lumière réduit les risques d'accidents".
Une population rassurée, mais des craintes pour la biodiversité
Pourtant, le retour de l'éclairage public n’est pas sans controverses. De nombreux citoyens, comme Claire, expriment leur inquiétude face aux répercussions sur la faune locale, soulignant que "les cycles des plantes et les comportements des animaux" sont perturbés par cette lumière permanente. Franceinfo souligne également que les chauves-souris et d'autres espèces nocturnes sont particulièrement vulnérables.
Aucun lien avéré entre éclairage et délinquance
Cédric Gourin, le maire divers droite de Saint-Jean de Braye, justifie sa décision par une promesse de campagne. Pour lui, la sécurité des interventions des pompiers et de la police est primordiale : "Une lumière aide dans les situations d'urgence". Il note néanmoins qu’aucune étude ne prouve un lien direct entre l'extinction de l'éclairage et une augmentation de la délinquance.
La hausse des factures, un coût mesuré
Le maire assure que l'augmentation des coûts restera limitée grâce à l'adoption progressive des ampoules LED, plus économes en énergie. À partir de septembre 2026, la ville atteindra un éclairage 100% LED, permettant de diminuer l'intensité lumineuse nocturne de 50%. Pourtant, sur le volet de la biodiversité, il indique que le plus grand parc de la ville restera éteint, atténuant ainsi les craintes des écologistes.
Les tendances de l'éclairage public en France
Historique au sein des enjeux énergétiques, l’éclairage public représentait 1% de la consommation électrique en France avant le conflit en Ukraine. Selon Roger Couillet de l’Association française de l’éclairage, environ 55% des communes ayant réduit leur éclairage nocturne lors de la crise énergétique envisagent de le rouvrir. "L'éclairage public représente jusqu'à 35% de la consommation totale d'électricité des grandes villes", souligne-t-il, indiquant que des solutions innovantes, comme des éclairages intelligents à détecteurs de mouvement, sont également mises en place pour limiter les impacts écologiques.







