Dans un climat de tensions croissantes, le Premier ministre israélien, Benyamin Netanyahou, a donné l'ordre à l'armée d'agir «avec force» contre le Hezbollah suite à des violations notées du cessez-le-feu. Selon l'armée israélienne, cette décision fait suite à l'envoi de drones explosifs en direction des forces israéliennes dans la région de Qantara, bien que ces projets aériens n'aient pas causé de blessés.
Dans un communiqué diffusé par son cabinet, Netanyahou a affirmé avoir «ordonné à l'armée israélienne de mener des frappes avec force contre des cibles du Hezbollah au Liban». Ce développement survient après des rapports sur des violations du cessez-le-feu qui persistent depuis la mise en place d'une trêve le 17 avril, prolongée de trois semaines, durant laquelle les deux camps se rejettent les accusations d'infraction.
Plus tôt dans la journée, l'armée israélienne avait annoncé avoir «éliminé plus de 15 terroristes dans le sud du Liban», dont trois en possession d’un véhicule «chargé d'armes». Parallèlement, les forces israéliennes ont déclaré avoir découvert «une cache de missiles antichars dans un dépôt d'armes du Hezbollah», ainsi qu'un tunnel souterrain contenant des fusils Kalachnikov.
La dernière escalade de violence a été déclenchée le 2 mars, lorsque le Hezbollah a mené une attaque contre Israël en réponse à une opération israélo-américaine vis-à-vis de l'Iran. Selon des analystes du quotidien Le Monde, cette dynamique de violence rappelle le cercle vicieux des affrontements de 2006, où chaque incident alimentait une réciprocité chaotique. Les experts soulignent l'importance d'une médiation internationale afin de rétablir une paix fragile, alors que la région reste en proie à des tensions exacerbées.







