Ce dimanche, l'Iran a poursuivi ses démarches diplomatiques vers la Russie, visant à cimenter son soutien dans son affrontement avec Washington. Alors que les États-Unis demeurent silencieux, suite à l'annulation d'une mission de conseillers de Donald Trump, Téhéran semble renforcer ses alliances.
Près de trois semaines après un cessez-le-feu, la situation au Pakistan est au cœur des efforts de médiation, mais les dialogues directs entre Iraniens et Américains semblent encore loin. En parallèle, les violences continuent de frapper le Liban.
Le ministre des Affaires étrangères iranien, Abbas Araghchi, a quitté Islamabad pour Moscou, où il pourrait rencontrer Vladimir Poutine, un allié clé de Téhéran. Bien que ce rendez-vous n'ait pas été officiellement confirmé, l'ambassadeur iranien a évoqué cette initiative diplomatique.
Kazem Jalali, représentant iranien en Russie, a souligné que l'Iran et la Russie affichent un "front uni" face aux "forces hégémoniques mondiales" qui cherchent à contrecarrer les aspirations des pays en quête d'un monde sans domination occidentale.
Araghchi, arrivé en premier lieu à Islamabad, a rencontré des figures politiques de premier plan telles que le chef de l'armée, Asim Munir, et le Premier ministre, Shehbaz Sharif, avant de se diriger vers Oman pour des discussions avec le Sultan Haitham ben Tariq.
Des "messages écrits" ont été adressés à Washington par Téhéran via le Pakistan, précisant les "lignes rouges" concernant son programme nucléaire et la situation au détroit d'Ormuz, actuellement en proie à des tensions dues à un double blocus.
Cependant, les pourparlers de paix, amorcés au début d'avril, stagnent. La détermination des deux camps à ne pas céder rend les négociations de plus en plus incertaines. Le président Trump a annulé la visite de son gendre Jared Kushner, affirmant lors d'une interview sur Fox News qu'il n'envisageait plus de négociations directes avec l'Iran. "S'ils veulent parler, ils peuvent venir vers nous", a-t-il déclaré.
Concernant la guerre en cours, Trump a ajouté, "nous avons fait du très bon boulot, cela va se terminer bientôt, et nous serons très victorieux". En attendant, les tensions s'intensifient dans le détroit d'Ormuz, vitale par où transitait 20% du pétrole mondial avant la crise actuelle.
Les États-Unis, pour leur part, ont annoncé l'interception d'un navire en mer d'Arabie, et le commandement militaire américain a indiqué que 37 navires avaient été redirigés depuis le début du blocus visant les ports iraniens. Les forces armées iraniennes ont averti que toute continuation de ce blocus pourrait engendrer une réponse militaire, dénonçant ces actions comme des actes de "piraterie".
Sur le front libanais, les récentes frappes israéliennes ont causé 14 décès, le bilan le plus élevé depuis le cessez-le-feu établi il y a neuf jours, selon le ministère de la Santé libanais. Environ 2.500 personnes ont perdu la vie en raison des conflits, alors que le Hezbollah et Israël continuent de s'accuser mutuellement de violer la trêve.
Avec des alertes croissantes et des tensions grandissantes, la situation au Moyen-Orient demeure complexe, avec l'Iran jouant un rôle stratégique dans la dynamique régionale tout en cherchant à établir des alliances solides pour faire face à une pression internationale accrue.







