Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a rencontré le président russe Vladimir Poutine, ce lundi, pour discuter des tensions croissantes et des échecs des négociations entre Téhéran et Washington, qui ont connu un nouveau revers ce week-end. Cette entrevue souligne l’engagement de la Russie à soutenir l'Iran dans ses efforts pour parvenir à la paix dans la région.
Araghchi a sévèrement critiqué les États-Unis, affirmant qu'ils ont fait échouer les pourparlers de paix en raison de leurs exigences jugées démesurées. Ces déclarations ont été faites alors qu'il se rendait à Saint-Pétersbourg, où il a souligné que le monde a désormais compris la puissance et la résilience de l'Iran, en particulier depuis le début des hostilités au Moyen-Orient fin février.
« Malheureusement, le dernier cycle de négociations a été infructueux. Les progrès réalisés n'ont pas suffi, car certaines conditions des États-Unis étaient inacceptables », a affirmé Araghchi sur la chaîne de télévision d'État russe. Il a également salué le soutien de Moscou à l'Iran, précisant que la relation stratégique entre les deux pays se renforce face à la pression occidentale.
Pour sa part, Poutine a déclaré que la Russie est déterminée à tout mettre en œuvre pour instaurer la paix le plus rapidement possible. Il a exprimé sa solidarité avec le peuple iranien, qu'il a qualifié de courageux dans sa lutte pour l'indépendance.
Du côté américain, l’administration de Donald Trump a organisé une réunion de crise pour examiner une proposition de Téhéran qui vise à rouvrir le détroit d'Ormuz, tout en reportant les discussions sur le programme nucléaire iranien.
Parallèlement, Jean-Noël Barrot, le chef de la diplomatie française, a insisté sur la nécessité pour l'Iran d'accorder des concessions significatives pour une solution durable à la crise.
La Russie fera tout pour ramener la paix
Le parlement iranien projette de soumettre le détroit d'Ormuz à l’autorité militaire, interdisant ainsi le passage aux navires israéliens et imposant des droits de passage en rials iraniens. Marco Rubio, secrétaire d'État américain, a exprimé son opposition à cette initiative sur Fox News, rappelant qu’aucune nation ne pouvait contrôler une voie maritime internationale sans légitimité.
D’après Arsenio Dominguez, chef de l’agence maritime de l'ONU, aucune base légale ne justifie les mesures proposées par Téhéran. À l’approche d’une réunion cruciale du Conseil de sécurité de l’ONU sur la sécurité maritime, les enjeux géopolitiques liés au détroit d'Ormuz, par où transite une part significative du pétrole mondial, se font de plus en plus pressants.
La situation actuelle, marquée par des conflits d'intérêts entre puissances globales et régionales, pourrait avoir des répercussions profondes sur l’économie mondiale et la stabilité au Moyen-Orient.







