L'élection de Samia Ghali à la tête de la RTM était attendue. Dans un contexte où la Métropole Aix-Marseille-Provence affiche un déficit de 123 millions d'euros, son mandat sera crucial. Le président de la métropole, Nicolas Isnard, évoque la possibilité d'augmenter les tarifs des transports publics pour compenser cette situation difficile.
"Cette présidence m'oblige à du résultat eu égard à la conjoncture économique. La RTM ne doit pas porter le poids d'une gestion antérieure déficiente", a-t-elle déclaré, comme rapporté par France 3.
Samia Ghali se fixe des objectifs ambitieux malgré les contraintes budgétaires. Elle envisage des solutions, comme l'éventualité d'une gratuité pour les moins de 26 ans, tout en assurant : "Je ferai un état des lieux de la situation et discuterai avec les responsables sur ces enjeux." Elle explore également des sources de revenus potentielles liées à la lutte contre la fraude, estimées à 28 millions d'euros. "J'irai chercher l'argent là où il le faut, auprès de l'État et des collectivités locales", a-t-elle affirmé.
Vers un réseau de transports revitalisé
Le fonctionnement du réseau de la RTM est au cœur des préoccupations. Samia Ghali met l'accent sur la nécessité d'améliorer la ponctualité et la sécurité des transports en commun. Actuellement, près de 1,9 million d'usagers empruntent quotidiennement le réseau qui dessert 92 communes.
Les défis qu'elle doit relever sont vastes, mais son arrivée à la présidence marque un tournant pour la gestion des transports à Marseille, où chaque décision comptera pour l'avenir des transports métropolitains.







