Dans une manœuvre diplomatique significative, l'Iran a remis aux États-Unis un plan en 14 points, visant à mettre un terme à la guerre déclarée le 28 février dernier. Le Pakistan, en tant qu'intermédiaire, a facilité cette communication, selon des sources comme Al Jazeera et l'agence turque Anadolu.
Ce plan est une réponse directe à une proposition américaine détaillant neuf points, visant à instaurer un cessez-le-feu de deux mois. Toutefois, Téhéran a affirmé que la résolution des différends devait être effective sous 30 jours.
Les autorités iraniennes ont explicité que les pourparlers devaient se concentrer sur la cessation totale des hostilités, plutôt que sur une simple prolongation de la trêve avec les États-Unis.
Téhéran exige des garanties contre toute attaque
Le plan proposé inclut des demandes de garanties contre des actions militaires, le retrait des troupes américaines du secteur, ainsi que la levée intégrale du blocus naval et des sanctions financières imposées à l'Iran. De plus, Téhéran appelle au dégel de ses avoirs gelés et à un versement d'indemnisations conformément aux attentes exprimées par des experts.
Le plan s'étend également à d'autres conflits dans la région, notamment au Liban, et aborde la gestion stratégique du détroit d'Ormuz. Actuellement, l'Iran attend une réaction de Washington suite à ses propositions.
Le responsable iranien, Mohammad Jafar Asadi, a noté la possibilité d'un regain de tensions avec les États-Unis, d'autant plus que l'ancien président Donald Trump a exprimé son insatisfaction quant aux offres précédentes de dialogue de l'Iran.
Alors que l'Iran se déclare prêt à poursuivre la guerre ou à envisager une solution diplomatique, le vice-ministre des Affaires étrangères, Kazem Gharibabadi, souligne que la décision revient désormais aux États-Unis. Un cessez-le-feu a récemment été instauré le 8 avril, mais la situation demeure tendue ; les négociations à Islamabad le 11 avril n'ont pas abouti, révélant des divergences persistantes sur divers sujets, du nucléaire aux enjeux du détroit d’Ormuz.







