L'armée israélienne continue son offensive dans le sud du Liban, malgré le cessez-le-feu en vigueur depuis le 17 avril. Vendredi dernier, elle aurait dynamité le couvent et l'école des Sœurs du Saint-Sauveur à Yaroun, selon le quotidien libanais francophone L’Orient le jour. « Une violation flagrante du droit » international, souligne le père Charbel Naddaf, curé de la paroisse de Yaroun, cité par nos confrères.
Cette école, rattachée au couvent, a formé des générations d'élèves et était reconnue comme l'une des institutions éducatives majeures de la région, comme le rapporte l'Agence Anadolu. En parallèle, l'agence de presse libanaise (ANI) mentionne que des maisons, des commerces et des infrastructures ont également été touchés à Yaroun durant les frappes de jeudi dernier, et des destructions ont été signalées à Shamaa, plus à l'ouest.
Les frappes sur le Liban se poursuivent
Jeudi, suite à des frappes israéliennes, 17 personnes ont perdu la vie dans le sud du Liban. L'armée israélienne a établi une zone de sécurité de 10 km à partir de la frontière, protégée de l'accès aux journalistes et à la population, où elle mène des opérations de destruction. D'autres frappes ont fait au moins 13 victimes supplémentaires vendredi, rapportent les autorités sanitaires libanaises.
Israël justifie ses actions comme une nécessité pour sécuriser sa région nord contre le Hezbollah, qui continue de revendiquer des attaques contre des positions israéliennes sur le territoire libanais et, plus sporadiquement, contre des cibles israéliennes. Selon le cadre du cessez-le-feu, Israël se réserve le droit d'agir en légitime défense contre des attaques envisagées ou en cours, une position contestée par le Hezbollah.
D'après des informations du ministère libanais de la Santé, plus de 2 600 personnes ont trouvé la mort depuis que les hostilités ont repris entre le Hezbollah et Israël, le 2 mars dernier, dans le contexte d'une escalade continue de la violence au Moyen-Orient.







