L'Iran a annoncé le 4 mai qu'il avait mené des frappes avec des missiles de croisière, des roquettes et des drones contre des navires américains présent dans le détroit d'Ormuz, dans un contexte de tensions montantes.
Le commandement militaire iranien a averti que toute force militaire étrangère, en particulier l'armée américaine, serait ciblée si elle tentait d'approcher le détroit. Le général Ali Abdollahi, à la tête des forces armées Khatam Al-Anbiya, a déclaré sur Telegram : « Nous mettons en garde contre toute intrusion dans nos eaux. »
Selon l'agence de presse Fars, l'Iran a récemment tiré des missiles sur une frégate américaine près de Jask, ainsi que sur d'autres cibles. Une explosion sur un navire sud-coréen a également été signalée, bien que sans victime, selon le ministère sud-coréen des Affaires étrangères.
Réaction des États-Unis
Donald Trump a déclaré que les États-Unis se préparaient à escorter des navires de pays alliés à travers le détroit, afin de garantir leur sécurité dans cette zone stratégique où transite 20% des hydrocarbures mondiaux. Néanmoins, l’armée américaine a rapidement démenti toute attaque contre ses forces, affirmant que « Aucun navire de la Marine américaine n’a été touché. » Les autorités américaines gèrent également le “Projet Liberté”, qui impose un blocus naval des ports iraniens.
D'autres tensions sont palpables, les Émirats arabes unis ayant émis une alerte d'attaque par missile avant d'annoncer qu'il n'y avait pas de telles menaces, une illustration des risques accrus dans la région. Des experts en géopolitique, comme le professeur Jean-Pierre Filiu, estiment que les événements récents témoignent d'un risque d'escalade majeur, invitant à la prudence.







