Bien que jumelles, Michelle et Lavinia Osbourne ne partagent pas le même père. Cette situation exceptionnelle, connue sous le nom de superfétation hétéropaternelle, a été révélée par la BBC. À 49 ans, ces deux sœurs britanniques exemplifient un phénomène rare : deux ovules fécondés par des spermatozoïdes différents lors de rapports distincts. Dans le monde entier, seulement une vingtaine de cas similaires ont été documentés, et celui de Michelle et Lavinia est exceptionnel au Royaume-Uni.
Accouchées en 1976 à Nottingham, leur mère a dû surmonter une enfance difficile, ce qui les a empotées dans des familles d'accueil où elles ont grandi séparément. La rencontre avec leur père présumé, James, n'a eu lieu qu'à l'adolescence. Mais pour Michelle, cet homme n'était pas son père biologique.
La quête d'identité
En 2022, Michelle a décidé de faire un test ADN dont les résultats ont été révélés le jour même de la mort de leur mère. La surprise fut de taille : James n'était pas son père et les jumelles provenaient de lignées paternelles distinctes. Elle confie : « Je ne suis pas réellement surprise, je le savais peut-être inconsciemment ».
Après des recherches, Michelle a pu rencontrer son père biologique. Alors que cette découverte lui a apporté un certain apaisement, Lavinia a été profondément touchée par cette nouvelle réalité. En effectuant elle aussi un test ADN, elle a, à son tour, découvert que James n'était pas son véritable père, ce qui l’a incitée à rechercher son géniteur.
Une complicité indéfectible
La mère des jumelles n’avait jamais abordé ce sujet précaire avec elles. Atteinte de démence, elle n'a jamais pu leur révéler ce secret. Michelle souligne : « Au fond d'elle, je pense qu'elle le savait, mais elle était dans le déni total ».
Malgré ces bouleversements, les jumelles estiment qu'il est essentiel de s’adapter à ces changements. « Nous sommes des miracles », affirme Lavinia. Michelle acquiesce : « C’est ma sœur jumelle, rien ne pourra changer cela ».







