Extradé vers les États-Unis en 2017 après avoir réussi à s'évader à deux reprises de prisons mexicaines, le célèbre narcotrafiquant Joaquin Guzman, plus connu sous le nom d'« El Chapo », purgait sa peine dans une prison de haute sécurité située au Colorado.
Dans une série de lettres publiées le 4 mai, El Chapo a formulé une demande officielle pour être transféré au Mexique. Dans un message manuscrit daté du 23 avril, il indique : "Je demande un retour dans mon pays", soulignant que des accusations contre lui n'auraient pas été prouvées. Ces déclarations ont été rapportées par l'Agence France-Presse.
De plus, l'ancien baron de la drogue qualifie sa condamnation à la réclusion à perpétuité de "cruelle" et "injuste". Il déplorait également attendre depuis trois ans l'examen de son appel. Dans un contexte où ses droits sont régulièrement sujets à controverses, El Chapo a exprimé ses préoccupations concernant les conditions de sa détention, notamment son isolement et l'absence de contacts avec sa famille.
Selon les experts, la situation d'El Chapo illustre les défis liés aux droits humains en milieu carcéral. Jean-François Galliard, spécialiste en droits de l'homme, a déclaré à Franceinfo : "Les détenus, quelle que soit leur réputation, doivent bénéficier de conditions dignes et d'un accès à la justice équitable."
Depuis son extradition, El Chapo continue d'alimenter les débats sur la politique pénale aux États-Unis et sur l'avenir du narcotrafic au Mexique, un sujet qui, malgré l'emprisonnement de figures emblématiques, reste d'actualité. Les possibilités d'un prochain transfert au Mexique demeurent floues et pourraient encore évoluer dans les mois à venir.







