Canberra a maintes fois affirmé sa réticence à rapatrier des ressortissants associés à des djihadistes présumés. Cependant, treize femmes et enfants australiens, liés au groupe État islamique (EI), sont en route pour rentrer en Australie, comme l'a annoncé le gouvernement mercredi.
Selon Tony Burke, ministre de l'Intérieur, ce groupe composé de quatre femmes et neuf enfants, tous originaires de camps en Syrie, a pris des dispositions pour leur retour. "Certains individus seront arrêtés et inculpés", a précisé Krissy Barrett, responsable de la police fédérale australienne, lors d'une conférence de presse, soulevant des préoccupations quant à la sécurité.
Rappelons que l'Australie avait déclaré fin avril qu’elle ne fournirait pas d’aide pour le rapatriement de ressortissants liés à des djihadistes de l'EI. À cette époque, la chaîne publique ABC rapportait que quatre Australiennes et leurs enfants avaient quitté le camp de Roj, dans le nord-est de la Syrie. Le directeur du camp avait confirmé que des forces syriennes les emmenaient à Damas pour faciliter leur retour.
Un porte-parole du gouvernement australien a réitéré que "le gouvernement ne rapatrie pas et ne le fera pas". "Nos agences de sécurité surveillent attentivement la situation en Syrie pour être prêtes à accueillir tout Australien désireux de rentrer", avait-il souligné. De plus, le Premier ministre Anthony Albanese a été ferme : "On récolte ce que l'on sème", indiquant la complexité de cette situation délicate.
Avec des experts de la sécurité nationale qui s'interrogent sur la gestion de ces retours, cette affaire soulève de nombreux débats au sein de la société australienne. Les craintes quant à la radicalisation et la sécurité publique sont intensifiées, alors que le gouvernement se trouve face à un dilemme moral et opérationnel.







