Sébastien Fraisse, président du groupe Indigo, alerte sur une vague de suppressions de stationnements d'ici 2026. Cette affirmation mérite d'être examinée.
Les faits
Dans un post LinkedIn du 20 avril 2026, Sébastien Fraisse a indiqué que, d'ici le 31 décembre 2026, « chaque commune devra retirer 5 mètres devant chaque passage piéton ». Cela représente un défi pour de nombreuses municipalités déjà confrontées à des budgets limités, lesquelles doivent adapter leurs plans de stationnement.
La vérification
Afin de soutenir ses propos, le dirigeant se réfère à la loi d'orientation des mobilités, ou « Lom », promulguée le 24 décembre 2019. Son article 52 stipule que « aucun emplacement de stationnement ne peut être aménagé sur la chaussée à moins de cinq mètres des passages piétons ». Il existe des exceptions pour les cycles et engins de mobilité personnelle.
Cette mesure vise à améliorer la sécurité et la visibilité entre automobilistes et piétons, tout en favorisant des aménagements urbains intégrant la végétation et les modes de transport doux.
Selon la loi, « les travaux de mise en conformité doivent être achevés au plus tard le 31 décembre 2026 ». Ces opérations seront à la charge des collectivités territoriales, qui risquent d'être dans l'obligation de supprimer un nombre significatif de places, entraînant des coûts parfois considérables.
Comme l'a souligné l'étude de Cerema, cette situation soulève diverses questions : techniques, sociales et financières. Le coût des réaménagements pourrait s'élever entre 900 et 4.000 € par passage piéton.
Le verdict : c'est vrai
Les propos de Sébastien Fraisse sont donc véridiques. Bien que certains travaux aient déjà été entamés, le temps presse pour les municipalités. Si des communes n’adhèrent pas à ces nouvelles exigences d'ici la date limite, des rappels à l'ordre pourraient leur être adressés.







