Le navire de croisière, actuellement bloqué au large des côtes du Cap-Vert, a déclaré trois décès parmi ses passagers. Selon des informations de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), une inspection des lieux sera effectuée avant que le bateau puisse accoster aux îles Canaries. Bien que la transmission interhumaine soit suspectée, l'OMS indique que le risque pour la population est jugé faible.
Qu'est-ce que les hantavirus ?
Les hantavirus appartiennent à la famille des Hantaviridae et sont présents à l'échelle mondiale. Leurs principaux hôtes sont les rongeurs comme les mulots, mais aussi d'autres espèces comme les chauves-souris. Actuellement, seul un nombre limité d'entre eux est transmissible à l'homme.
Comment se transmettent-ils ?
La transmission se produit principalement par inhalation d'aérosols contaminés issus de la salive, des excréments ou de l'urine de rongeurs infectés. Le contact direct avec les matières contaminées représente également un danger, surtout pour les travailleurs forestiers ou agricoles, dans des contextes de proximité avec la faune.
Quels symptômes peuvent apparaître ?
Les hantavirus peuvent provoquer différentes maladies selon leur région d'origine. En Europe, ils sont souvent associés à des syndromes rénaux, tandis que les cas en Amérique du Sud peuvent mener à des syndrome cardio-pulmonaires plus graves. Les symptômes peuvent aller de la fièvre et des courbatures à des insuffisances rénales aiguës.
Le risque de contagiosité entre humains
À l'heure actuelle, la contagiosité interhumaine est rare et ne concerne qu'une souche, le virus "Andes". Des cas de transmission ont été observés dans des environnements où le contact était très étroit, tel que les soins hospitaliers. Globalement, le risque d’épidémie reste limité.
Faut-il s’inquiéter?
La létalité des hantavirus peut atteindre 14% en Europe et jusqu'à 45% en Amérique du Sud pour certaines souches. Cependant, l'épidémie n'est pas justifiée par les cas présents, car seuls quelques patients ont été confirmés jusqu'à présent. On doit rester attentifs, mais pas alarmistes.
Pour de plus amples informations sur les hantavirus, suivez les recommandations des autorités sanitaires et consultez régulièrement des sources fiables comme l'Institut Pasteur.







