Lundi, le centre de Leipzig a été le théâtre d'un acte tragique lorsque des passants ont été fauchés par un véhicule, causant la mort de deux personnes. Selon les autorités allemandes, le suspect, un homme de 33 ans, possède un passé psychiatrique, avoir été hospitalisé jusqu'à fin avril. Cependant, aucun mobile politique n'a été identifié.
Cet individu, ressortissant allemand, avait choisi d'être hospitalisé en clinique. D'après le ministère de la Santé de Saxe, il a été libéré il y a quelques mois sans que son état ne représente un danger pour lui ou autrui. “Durant son séjour, il n’y avait aucune raison médicale d’empêcher son départ,” a-t-il précisé dans une communication à l’AFP.
Bien que plusieurs sources médiatiques aient mentionné son hospitalisation avant les faits, elles n’ont pas pu fournir de détails sur son état psychique, invoquant la confidentialité médicale. Le ministère n'a pas révélé les troubles dont il souffrait, gardant le silence sur la nature de ses problèmes psychiatriques.
Les enquêteurs ont rapidement conclu qu'aucun mobile religieux ou politique n'est envisagé dans cette tragédie. Il est prévu que le suspect soit présenté à un juge pour une possible détention provisoire. Les autorités évoquent un acte prémédité, décrivant ce geste comme une “Amokfahrt”, un acte de folie meurtrière. Une enquête pour meurtre et tentative est ouverte.
Le drame s'est produit vers 16h45, alors que l'auteur, au volant de son véhicule, s'est dirigeé sans détour dans une rue piétonne animée de Leipzig. Les deux décédés, un homme de 77 ans et une femme de 63 ans, ont laissé derrière eux un grand nombre de blessés, bien que les précisions sur leur nombre n'aient pas été communiquées.
Témoignant de ses ressentis, Hosam Algaer, un habitant libyen, a failli devenir une victime lui-même, racontant : “J'ai sauté sur le côté, il ne restait qu'un demi-mètre entre lui et moi.” Il a également rapporté avoir vu une femme traînée sur le capot sur toute la longueur de la rue.
Sur les lieux, les autorités maintenaient un dispositif policier, récoltant des indices. Les citoyens ont commencé à déposer des fleurs et des bougies en hommage à la mémoire des victimes.
Heidi Reinstorf, habitante de la région, a exprimé son chagrin à l’AFP : “Je pense à ces personnes et ce qui leur est arrivé.” Dalyan Unland, étudiant, a partagé son inquiétude face à la sévérité de l'incident : “C’est tragique, surtout dans un endroit que je fréquente chaque jour.”
Lynn Sue Leiste, également affectée par cette tragédie, a confessé avoir éprouvé une grande peur pour sa sœur, qui se trouvait sur les lieux et aurait échappé à la catastrophe. Elle a plaidé pour un renforcement des mesures de sécurité, précisant qu'aucun dispositif de protection n'était visible à l’entrée de la rue piétonne.
Depuis l’attentat de Berlin en 2016, qui avait coûté la vie à 13 personnes, des attaques similaires continuent de marquer l’Allemagne, qu'elles soient motivées par des idéologies politiques ou perpétrées par des esprits tourmentés.







