À Aubazine, un collectif d'habitants a récemment lancé une pétition pour s'opposer à un projet de ferme destiné à accueillir 400 veaux. En moins d'une semaine, ce mouvement citoyen a rassemblé près de 250 signatures, témoignant de l'inquiétude croissante parmi la population locale face à cette initiative portée par un éleveur de la commune en partenariat avec une entreprise nationale.
Les riverains craignent que la ferme, prévue pour devenir un centre d'engraissement, attire des camionnettes de bétail provenant de toute la France, déséquilibrant ainsi la tranquillité de leur village. Les routes étroites et peu adaptées aux poids lourds, notamment celles menant près de l'école communale, sont au cœur de leurs préoccupations.
Au-delà des nuisances sonores et des dangers potentiels pour la sécurité routière, les habitants soulignent l'impact visuel que cette ferme pourrait avoir sur le paysage local. En effet, un bâtiment de 1.500 mètres carrés est prévu à proximité des hameaux, à seulement 350 mètres du cromlech du puy de Pauliat, un monument historique classé depuis 1889. Cette situation soulève des craintes concernant une pollution visuelle accrue, couplée à de potentielles odeurs désagréables et au risque de contamination des sources d'eau par l'épandage de lisiers.
Cette inquiétude a trouvé un écho favorable auprès de la mairie. Le maire d'Aubazine, conscient des enjeux environnementaux et sociaux, a prévu de rencontrer le préfet de la Corrèze, Vincent Berton, le 22 mai prochain. Un échange crucial pour exprimer les préoccupations des habitants et envisager des solutions à ce projet jugé trop intrusif.







