La numéro un mondiale de tennis, Aryna Sabalenka, s'est exprimée avec force ce mardi 5 mai sur la question cruciale de la répartition des revenus lors des tournois du Grand Chelem. Son indignation fait écho à la déclaration d'un collectif de joueurs qui a récemment exprimé sa "profonde déception" concernant la hausse annoncée de la dotation pour Roland-Garros, prévue du 24 mai au 7 juin.
"Nous faisons le show. Sans nous, il n'y aurait pas de tournois, sans nous, il n'y aurait pas de divertissement. Nous méritons d'être mieux payés", a affirmé la Bélarusse lors d'une conférence de presse au tournoi WTA 1000 de Rome.
Sabalenka a ajouté: "À un moment donné, il faudra envisager le boycott si c'est la seule solution pour défendre nos droits. S'il faut en arriver là, je suis convaincue que nous, les joueuses, pouvons nous unir, car certaines situations en Grand Chelem sont véritablement injustes envers nous." Ces propos illustrent un sentiment croissant au sein du circuit féminin concernant les inégalités de rémunération.
La part destinée aux joueurs loin des 22% demandés
En avril 2025, plusieurs figures majeures du tennis, sur les circuits ATP et WTA, ont cosigné une lettre adressée aux organisateurs des quatre tournois du Grand Chelem, incluant l’Open d'Australie, Roland-Garros, Wimbledon et l'US Open. Dans cette lettre, ils réclamaient une répartition équitable des revenus, visant à porter la part destinée aux joueurs à 22%. Cette demande témoigne de la volonté des athlètes de faire entendre leur voix dans un environnement où les enjeux financiers restent cruciaux.
Des experts du sport comme le médecin du sport Jean-Pierre de Montal et d'autres joueurs montent rapidement au créneau pour soutenir cette initiative, soulignant que "la visibilité et l'impact des joueuses doivent être mieux valorisés dans la répartition des revenues des Grands Chelems". Avec des émotions palpables sur la tourmente qui secoue le monde du tennis, le temps de l'action semble être venu.







