Le préfet de la Seine-Saint-Denis, Julien Charles, a récemment adressé une demande au maire LFI de Saint-Denis, Bally Bagayoko, l'exhortant à réinstaller le portrait d'Emmanuel Macron dans son bureau. Ce geste, selon le préfet, s'inscrit dans une tradition républicaine qui vise à rassembler les citoyens au-delà des clivages politiques.
Dans un courrier daté de mardi, le préfet a reconnu que le retrait du portrait n'était pas illégal, mais a insisté sur le fait que son accrochage représente un usage ancré au sein des institutions françaises. "L'accrochage du portrait du président de la République, bien qu'il ne soit pas imposé par la loi, est une tradition républicaine", a-t-il précisé.
Bally Bagayoko, qui a décroché le portrait de Macron dès son arrivée en fonction, a déclaré qu'il s'agissait d'un acte symbolique. "Je le laisse retourné tant que la République n'est pas en mesure de résoudre les inégalités", a-t-il affirmé lors d'une interview sur LCI. Cette déclaration met en lumière une problématique qui préoccupe de nombreux élus locaux : la lutte contre les inégalités dans un pays où elles persistent malgré les promesses de réforme.
Plusieurs experts et citoyens se sont exprimés sur cette controverse : certaines voix applaudissent le courage du maire de Saint-Denis, alors que d'autres estiment qu'il doit respecter la tradition républicaine pour maintenir l'unité parmi les citoyens. Des sources médiatiques comme France Info rapportent également que le débat pourrait avoir des répercussions plus larges sur la perception des institutions républicaines dans un contexte politique tendu.







