Le Premier ministre Jens-Frederik Nielsen a exprimé son indignation le 7 mai dernier face à une ingérence américaine. Un individu non identifié a offert 200 000 dollars (plus de 170 000 euros) à des résidents du Groenland pour qu'ils signent une pétition en faveur d'une annexion aux États-Unis. « C'est non seulement préoccupant, mais également indécent », a-t-il déploré sur les réseaux sociaux.
Ce scandale a été rapporté par la chaîne KNR, qui a révélé qu'un « Américain mystérieux », désigné sous le nom de « Cliff », aurait abordé un chauffeur de taxi à Nuuk, la capitale groenlandaise, proposant cette somme. Danny Brandt, le chauffeur, a expliqué avoir refusé l'offre et a partagé son expérience en ligne, suscitant d'autres témoignages similaires.
Selon des rapports de la police groenlandaise, plusieurs signalements ont été reçus concernant ces propositions. « Nous ne pouvons pas exclure une corrélation avec la situation politique actuelle », a déclaré un porte-parole à l'AFP. Les autorités travaillent ensemble pour enquêter sur ces ingérences.
Un contexte géopolitique tendu
Le Premier ministre a rappelé que le Groenland est une démocratie et que « son avenir ne se négocie pas dans un taxi ni ne se monnaye ». Cette controverse émerge dans un climat déjà anxiogène, alors que Donald Trump a exprimé par le passé son intérêt pour l'annexion du Groenland, arguant que cela renforcerait la sécurité nationale américaine. Malgré des discussions en cours entre le Danemark, le Groenland et Washington, la question de ce territoire stratégique demeure délicate.
Dans ce cadre, des experts ont souligné l'importance de la souveraineté groenlandaise et la nécessité de maintenir des relations diplomatiques saines. La situation illustre le jeu complexe des puissances sur la scène internationale, où des offres provocatrices peuvent engendrer des tensions croissantes.







