Les océans du monde se dirigent vers des températures record dès mai 2026, avertit l’observatoire climatique européen Copernicus ce 8 mai. Ce phénomène précède l'éventuel retour d'El Niño, un événement climatique majeur connu pour ses effets de réchauffement.
Points essentiels à retenir
En avril 2026, les températures marines ont frôlé celles de 2024. Des vagues de chaleur marines extrêmes, allant du Pacifique équatorial aux côtes des États-Unis et du Mexique, sont à prévoir.
Le retour probable d'El Niño entre mai et juillet 2026 soulève des inquiétudes quant à l'année 2027, qui pourrait surpasser 2024 et devenir la plus chaude enregistrée, combinant le cycle naturel à un réchauffement anthropique.
Copernicus signale que les crues meurtrières au Moyen-Orient pourraient être accentuées cet été en Europe, avec des températures au-dessus des normales, rendant le risque de sécheresse plus élevé.
Les températures moyennes à la surface des mers, à l'exception des zones polaires, atteignent des niveaux alarmants, surpassant presque le record de 2024. Selon le bilan mensuel de Copernicus, ce n’est qu’une question de jours avant un nouveau record pour mai, a déclaré Samantha Burgess, responsable stratégique pour le climat au Centre européen pour les prévisions météorologiques à moyen terme.
El Niño, un phénomène naturel du Pacifique, modifie progressivement les températures et le climat global. Bien qu'il puisse engendrer sécheresse dans certaines régions comme l'Indonésie, d'autres, comme le Pérou, s'attendent à de fortes pluies.
Vers un été chaud ?
L’inquiétude est palpable alors que les experts anticipent qu'El Niño pourrait se manifester avec une intensité accrue, rivalisant avec le “super El Niño” de 1997-1998, augmentant ainsi les températures mondiales.
L'impact sur la température moyenne globale pourrait se faire sentir l'année suivante, et certains climatologues, comme Zeke Hausfather de Berkeley Earth, estiment que 2027 pourrait être l'année la plus chaude à ce jour.
Samantha Burgess estime qu'il est encore prématuré de prédire l'intensité de cet El Niño, mais elle anticipe déjà que, quelle que soit sa force, il n'en sera pas moins significatif, attestant que 2027 risque de surpasser le record de 2024.
Phénomènes extrêmes en hausse
Dans son dernier bulletin, Copernicus note que la banquise arctique ne s’est guère régénérée cet hiver, maintenant des niveaux proche des records bas. Avril 2026 a été enregistré comme l’un des trois mois d’avril les plus chauds de l’histoire.
Des événements climatiques extrêmes se sont multipliés : cyclones dans le Pacifique, inondations au Moyen-Orient et en Asie centrale, ainsi que des sécheresses en Afrique australe.
Une préparation nécessaire pour l’été
Des inondations récentes en Arabie saoudite, en Iran, et dans d’autres régions ont causé de nombreuses pertes humaines. Samantha Burgess a confirmé que “les phénomènes extrêmes se produisent de plus en plus fréquemment, corroborant que le changement climatique est explicatif de ces événements”.
Alors que l'Europe se dirige vers un été marqué par des températures supérieures à la moyenne, les prévisions de sécheresse et d'incendies sont à prendre au sérieux. La nécessité d'une action rapide et significative devient impérative pour atténuer ces crises climatiques à venir.







