L'association AC !! Anti-Corruption a récemment lancé des accusations contre le Rassemblement national (RN), affirmant que le parti aurait profité de financements européens pour des formations médiatiques préparatoires à la campagne présidentielle de 2022.
Dans ce contexte, Marine Le Pen, cheffe des députés du RN, a qualifié ces actions de « manœuvre » destinée à « salir » Jordan Bardella, le président du RN. Lors d’une déclaration vendredi, elle a dénoncé l'enquête du parquet européen, la qualifiant de « parfaitement naturelle » tout en soulignant que son parti collaborera pleinement pour prouver son innocence.
Le déclenchement de ces investigations est le résultat d'un article du Canard enchaîné, suivi d'une plainte déposée par AC !! Anti-Corruption au parquet national financier (PNF) à Paris. Les formations supposées, financées par des fonds européens, seraient en réalité des préparations pour la campagne de Marine Le Pen lors de la présidentielle de 2022.
Le RN en tête des sondages
Marine Le Pen a également exprimé son indignation face aux accusations, arguant qu'elles montrent la « radicalité » du groupe AC !! Anti-Corruption. Elle a déclaré que l’intérêt de l’enquête pourrait être lié à la popularité croissante de Jordan Bardella, qui, selon les récents sondages, se positionne en tête des intentions de vote pour l'élection présidentielle de 2027, comme l'indique Le Parisien.
Une pression sur le procès en cours
Marine Le Pen a révélé que l’association qui a déposé plainte semble vouloir influencer le procès concernant les assistants parlementaires du RN, qui doit rendre son verdict en juillet prochain. Selon elle, leur but est clairement d'exercer une pression sur le délibéré qui se déroule actuellement devant la cour d'appel. Elle a précisé : « L’association en question l’a dit elle-même, son objectif est de faire pression sur le délibéré en cours », accentuant ainsi les tensions autour de cette affaire.







