Au-delà des rumeurs d'un accord potentiel avec l'Iran, c'est la réaction ferme de Riyad qui aurait conduit Washington à annuler l'opération d'escorte de navires dans le détroit d'Ormuz. D'après un rapport de NBC News, l'Arabie saoudite aurait clairement signifié son refus de permettre l'utilisation de son territoire pour soutenir le Projet liberté.
Le 5 mai, Donald Trump a justifié la suspension prématurée de cette opération, connue sous le nom de “Project Freedom”, en prétendant qu'un accord avec l'Iran était en vue. Toutefois, selon NBC News, ce changement brusque de cap est survenu après que le royaume saoudien a annoncé qu'il ne permettrait pas à l'armée américaine d'utiliser des installations militaires sur son sol, en particulier la base aérienne Prince Sultan.
L'annonce de l'opération, faite par Trump sur les réseaux sociaux, a suscité l'ire des autorités saoudiennes. Elles ont informé Washington qu'aucun avion américain ne pourrait décoller de leurs bases pour mener à bien cette mission. Cette situation a nécessité des discussions entre responsables américains et saoudiens, y compris un appel entre Trump et le prince héritier Mohammed ben Salmane, mais aucune solution n'a pu être trouvée.
Les alliés du Golfe "pris au dépourvu"
La révélation de l'opération a également surpris d'autres alliés du Golfe. Selon une source diplomatique, les pays du Golfe ont été informés a posteriori de la décision américaine, mettant en lumière une coordination déficiente entre les États-Unis et ses partenaires régionaux.
Un responsable de la Maison-Blanche a affirmé que ces alliés avaient été prévenus en amont. Cependant, les réactions variées des différents pays de la région soulignent l'importance de la coopération régionale pour toute opération militaire dans cette zone sensible.
Dans ce contexte, il est crucial de noter que l'Arabie saoudite et la Jordanie sont vitales pour le stationnement d'avions américains, tandis que le Koweït et Oman jouent des rôles clés pour les opérations aériennes et logistiques navales. La légitimité du Projet liberté repose donc sur une coordination étroite avec les alliés du Golfe, une réalité qui semble avoir été négligée dans cette affaire.







