En réaction à la flambée des prix des carburants, le ministre de l’Action et des Comptes publics, David Amiel, exhorte les fonctionnaires à privilégier le télétravail dans une circulaire diffusée le mardi 5 mai.
Pour atténuer les effets de la montée des prix des carburants, exacerbée par des tensions géopolitiques au Moyen-Orient, le ministère de l’Économie incite les agents publics à adopter le télétravail. Cette recommandation, relayée par plusieurs sources, dont TF1, vise à limiter les déplacements obligatoires pour les fonctionnaires.
David Amiel demande aux ministres d'évaluer les possibilités d'augmenter le recours au télétravail, en particulier pour ceux qui se rendent sur leur lieu de travail en voiture. Cependant, le texte précise que pour un agent à temps plein, cette option ne pourra être mise en œuvre au-delà de trois jours par semaine.
En outre, le ministre demande une réduction immédiate des déplacements professionnels jugés non essentiels. Ces déplacements devront être réservés aux missions qui ne peuvent être réalisées à distance et qui sont cruciales pour la continuité de l’État, comme l’a rapporté BFMTV.
Réactions des syndicats et de la classe politique
La CGT Fonction Publique n’a pas tardé à critiquer cette initiative. Dans un communiqué publié le 7 mai, le syndicat affirme que limiter les déplacements professionnels nuira au fonctionnement des services publics. “Ce cadre de télétravail et l'allocation carburant ne suffisent pas à garantir un service public de qualité”, déclare le syndicat, quant aux mesures mises en place.
Ces préoccupations ne sont pas uniquement celles des syndicats, mais également partagées au sein de la classe politique. Sur le plateau de BFMTV, François-Xavier Bellamy, vice-président des Républicains, a critiqué cette approche, la qualifiant de signe de l’impuissance de l'État, et a appelé à des solutions plus ambitieuses pour résoudre ce problème aigu.







