La plateforme de streaming d'Amazon, Prime Video, a annoncé un doublement de son engagement financier envers la production audiovisuelle française d'ici 2026, tout en obtenant la possibilité de diffuser plus rapidement certains films, selon un communiqué de l'Arcom.
Depuis 2021, la réglementation européenne impose aux services de vidéo à la demande comme Prime Video de contribuer au financement de la création française, à l'instar de chaînes de télévision traditionnelles comme TF1 ou France Télévisions.
Un délai réduit : 12 mois au lieu de 17
Dans le cadre d'un nouvel accord signé avec l'Arcom, Prime Video pourrait voir son investissement annuel passer à 90 millions d'euros, et même atteindre 110 millions si l'un de ses films est diffusé moins de 12 mois après sa sortie en salle, par rapport aux 17 mois actuellement requis.
Cette avancée dépendra de la conclusion d'un accord avec les acteurs du cinéma. "Nous sommes déterminés à soutenir les créateurs et avons accepté d'investir bien au-delà de nos obligations légales", a déclaré un représentant d'Amazon à l'AFP.
Amazon espère parvenir à un consensus qui permettra d'assurer cet engagement sur le long terme.
Près de 400 millions d'euros en 2024 pour la création française
Il y a un an, Prime Video, après Netflix, a contesté la chronologie des médias qui encadre la diffusion cinématographique, exigeant une réduction des délais. D'après les règles actuelles, ces délais sont déterminés selon l'investissement des diffuseurs dans la production française.
Martin Ajdari, président de l'Arcom, a exprimé sa satisfaction d'avoir trouvé un consensus après un an de discussions lors d'une récente journée dédiée à la création à Paris, où les plateformes initiées comme Prime Video, Netflix, Disney+, et Apple TV ont contribué à hauteur de 397 millions d'euros à la création audiovisuelle française en 2024 selon l'Arcom.







