Le 8 mai, l’armée américaine a déclaré avoir "neutralisé" deux pétroliers iranien, le Sea Star III et le Sevda, qui tentaient de rejoindre un port en Iran. Cela intervient dans le cadre d'un blocus dénoncé par l’état-major américain.
Les frappes, visant des munitions de précision sur les cheminées des navires, empêchaient leur arrivée en Iran, a affirmé le Commandement Central des États-Unis (Centcom) sur X. Selon eux, ces opérations sont justifiées par l'intention des navires de "violer le blocus américain".
Simultanément, l'agence Fars a rapporté des "affrontements sporadiques" entre les forces armées iraniennes et la marine américaine dans cette zone stratégique pour le trafic maritime mondial. Le ministère iranien des Affaires étrangères a qualifié ces frappes de "violation flagrante" du cessez-le-feu, déjà fragile depuis le début du conflit en février.
Dans ce contexte, les cours du pétrole ont rapidement augmenté, révélant l’inquiétude croissante des marchés face à l’instabilité régionale.
Les menaces s'intensifient
D'autres interventions américaines avaient également eu lieu récemment. Mercredi, un autre pétrolier iranien, le Hasna, avait été neutralisé pour non-respect du blocus. Des frappes précédentes avaient ciblé un cargo iranien le 19 avril, marquant une escalade significative des tensions entre les deux pays.
La situation dans le détroit d'Ormuz, essentiel pour le commerce international des hydrocarbures, est de plus en plus préoccupante. Depuis le début des hostilités, des milliers de personnes, principalement en Iran et au Liban, ont été touchées par le conflit, qui menace également l’économie mondiale.
Tandis que Téhéran maintient ses revendications sur le contrôle des voies maritimes, Washington persiste dans son blocus, qui a déjà dérouté plus de 50 navires depuis sa mise en place en avril, postérieure à la déclaration d’un cessez-le-feu fragile.







