Le Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, directeur général de l'OMS, se rendra aux Canaries ce samedi pour superviser l'évacuation des passagers du paquebot MV Hondius, qui a été touché par des cas suspects d'hantavirus. Ce bateau, qui fait actuellement route vers Tenerife, est attendu ce dimanche dans l'archipel espagnol.
Accompagné des ministres espagnols de la Santé et de l'Intérieur, il se rendra à un centre de commandement à Ténérife afin de coordonner les efforts entre les différentes administrations, ainsi que de surveiller les protocoles sanitaires appropriés.
L'OMS a tenu à informer le public, via son porte-parole Christian Lindmeier, que le risque de propagation de l'hantavirus à l’échelle mondiale est « absolument faible ». Le virus, bien que dangereux pour ceux qui en sont infectés, ne représente pas une menace significative pour la population en général.
« Ce n'est pas un nouveau Covid », a-t-il insisté, comparant la transmission de l'hantavirus à celle de maladies comme la rougeole, soulignant qu'un contact étroit est nécessaire pour la contagion.
Le MV Hondius, parti d'Ushuaïa, en Argentine, a signalé plusieurs décès parmi ses passagers, ce qui a entraîné une alerte sanitaire internationale. Les autorités ont également déclaré que le risque de contagion à Ushuaïa était proche de zéro, selon les commentaires de Juan Petrina, responsable sanitaire de la province de la Terre de Feu.
Les passagers devront être débarqués d'ici lundi en raison des conditions météorologiques.
Un couple de passagers néerlandais ainsi qu'une Allemande ont perdu la vie, et des cas confirmés ont été identifiés parmi les passagers à bord. Actuellement, l'OMS a rapporté qu'il n'y avait plus de cas suspects à bord, mais que le délai d'incubation du virus nécessite un suivi rigoureux.
En parallèle, les efforts de recherche des contacts continuent dans plusieurs pays, avec des mises à jour régulières sur la santé des individus ayant été en contact avec des passagers du bateau.
Un cas suspect a été signalé en Espagne, où une femme présentant des symptômes d'infection a été hospitalisée. En Grande-Bretagne, un ressortissant britannique a également été classé parmi les cas suspects, suscitant des inquiétudes au sein de l'Agence nationale de sécurité sanitaire (UKHSA).
Pour l'heure, l'OMS et les autorités de santé publique de divers pays, incluant le Royaume-Uni, la France et l'Allemagne, mettent en œuvre des mesures de précaution pour surveiller les cas suspects et s'assurer que tout contact éventuel soit testé et pris en charge.
Alors que l'évacuation des passagers américains par avion est également en préparation, les autorités continuent d'alerter la population sur le caractère minime du risque de propagation généralisée de l'hantavirus.







