L'Union européenne a réaffirmé, vendredi 8 mai, que les compagnies aériennes n'ont pas le droit d'ajouter un supplément carburant après l'achat d'un billet d'avion. Ceci intervient dans un contexte où le prix du kérosène connaît une hausse conséquente en raison des tensions géopolitiques au Moyen-Orient.
La porte-parole de la Commission européenne, Anna-Kaisa Itkonen, a précisé que :
« L’ajout d’un supplément carburant ne peut se justifier. Si les compagnies modifient le prix d’un billet après la réservation, elles s'exposent à des sanctions pour concurrence déloyale ».
En France, la compagnie low cost Volotea a récemment défendu cette pratique controversée, arguant que sa légalité avait été confirmée par trois cabinets juridiques indépendants. Son directeur France, Gilles Gosselin, a déclaré :
« La mesure est transparente, temporaire et peut évoluer dans les deux sens ».
Cependant, l'UE souligne que toute modification rétroactive du prix des billets est formellement exclue. Dans une déclaration officielle, la Commission stipule :
« Les compagnies aériennes ne peuvent pas élaborer leurs conditions générales de manière à justifier une augmentation du tarif annoncé au moment de l'achat, même si le coût du carburant augmente ».
Il est à noter qu'une exception existe pour les forfaits touristiques, qui peuvent voir leur prix ajusté en fonction du coût du carburant si cela est stipulé dans le contrat. Dans ce cas, une hausse de moins de 8 % peut se faire sans l'accord du voyageur. Si l'augmentation dépasse ce seuil, le client a le choix d'accepter ou de résilier son contrat sans pénalité.
La situation actuelle appelle à vigilance, et des experts soulignent la nécessité de préserver les droits des consommateurs face aux fluctuations du marché. La question du supplément carburant dans le secteur aérien demeure ainsi un sujet sensible et à surveiller de près, notamment en période d'incertitude économique.







