Le parti d'extrême droite One Nation a marqué un tournant historique samedi en remportant son premier siège à la Chambre basse en Australie. Cette victoire est encore plus significative car le siège de Farrer, détenu par les partis conservateurs traditionnels depuis 1949, est désormais entre les mains de One Nation.
Sous la direction de Pauline Hanson, célèbre pour ses positions controversées sur la réduction de l'immigration et sa lutte contre "l'islam radical", le parti a su capter l'attention des électeurs en Nouvelle-Galles du Sud. La circonscription de Farrer, une région agricole et minière, a vu le candidat David Farley obtenir 42 % des suffrages lors de cette élection partielle, laissant l'indépendante Michelle Milthorpe loin derrière, qui a reconnu sa défaite.
Ce retournement de situation s'inscrit dans un contexte où le coût de la vie grimpe, la crise du logement s'intensifie et les préoccupations concernant l'immigration deviennent de plus en plus pressantes. Ces facteurs, alliés aux promesses de One Nation de s'attaquer aux difficultés économiques et de rejeter les initiatives pour réduire les émissions de carbone, ont joué un rôle clé dans cette victoire.
Lors de son discours de célébration, Farley a déclaré : "Nous sommes comme un tailleur de pierre avec un ciseau et un marteau, gravant notre empreinte dans la démocratie australienne". Il a également affirmé que son parti était en train de "briser le plafond de verre", promettant de défendre les intérêts de ceux aux prises avec des défis financiers.
Cette victoire est très symbolique pour One Nation, qui n'avait jusqu'à présent qu'un siège suite à une défection au sein du Parti national d'Australie. Selon les analyses de France 24, ce succès pourrait annoncer une redynamisation de la droite extrême en Australie, à un moment où les débats autour des valeurs, de l'immigration et de l'identité nationale deviennent de plus en plus saillants.







