Le premier homme contaminé par l’hantavirus sur le bateau de croisière MV Hondius a été identifié. Il s’agit de Léo Schilperoord, un ornithologue de 70 ans, accompagné de son épouse, Mirjam, décédée peu après lui.
Selon les révélations du New York Post, Léo Schilperoord a développé des symptômes inquiétants le 11 avril dernier, alors qu'il embarquait pour un voyage sur le MV Hondius, où il se trouvait depuis le 1er avril après un embarquement à Ushuaia. Son épouse, qui a également contracté la maladie, a perdu la vie quelques jours plus tard.
Originaires du petit village néerlandais de Haulerwijk, ce couple avait entrepris un audacieux voyage de cinq mois à travers l'Amérique du Sud. Ils ont notamment visité l'Argentine, où ils se sont adonnés à une activité de passion : l'observation d'oiseaux. Ce périple, malheureusement marqué par la maladie, a pris un tournant dramatique lors d'une excursion dans une décharge.
Une décharge pour oiseaux à l'origine de l'hantavirus ?
Cette décharge, située à plus de six kilomètres d'Ushuaia, est renommée comme un véritable sanctuaire pour les ornithologues cherchant le caracara à gorge blanche, qui doit son nom à Charles Darwin. Malheureusement, c'est là que le couple aurait inhalé des particules contaminées par les excréments de rats pygmées, porteurs de la souche andine du hantavirus, seule variante transmissible entre humains.
Quatre jours après avoir embarqué sur le MV Hondius, Léo a commencé à souffrir de symptômes tels que fièvre, maux de tête, douleurs abdominales et diarrhée, avant de décéder tragiquement cinq jours plus tard à bord. Mirjam, quant à elle, a dû quitter le navire avec le corps de son époux lors d'une escale à Sainte-Hélène, le 24 avril, mais a été trop malade pour reprendre son vol vers les Pays-Bas et est décédée le lendemain.
“Comme des oiseaux en plein vol”, a déclaré l’une des nécrologies publiées en néerlandais dans le magazine Haulerwijk d’avril. “Tu vas nous manquer, ainsi que tes histoires.” Cette situation a alerté non seulement les autorités locales mais aussi la communauté scientifique, qui s'interroge désormais sur la prévention de telles tragédies à l'avenir.







