Des médias iraniens rapportent que Téhéran pourrait imposer des taxes sur les câbles sous-marins du détroit d'Ormuz, un axe crucial pour le trafic internet mondial, selon BFMTV.
Historiquement, les tensions dans cette région étaient surtout liées aux activités en surface. Aujourd'hui, un nouveau défi émerge des profondeurs maritimes, mêlant le conflit entre l'Iran, Israël et les États-Unis.
Selon des sources proches des Gardiens de la Révolution, telle que l'agence Fars, Téhéran envisagerait d'établir une taxe sur les câbles sous-marins traversant le détroit d'Ormuz, rapportent BFMTV. "On estime que 98 % du trafic internet mondial passe par ces câbles. Pourquoi donc l'Iran revendique-t-il un droit de regard sur eux ? Cela pourrait être une provocation supplémentaire", affirme le général Jérôme Pellistrandi dans une analyse sur la chaîne d'information.
Ces câbles représentent environ 20 % du trafic internet mondial, souligne Siavosh Ghazi, correspondant pour RFI et France 24. L'Iran considère ces eaux comme faisant partie de son territoire national et désire établir des règles précises, notamment le paiement de taxes pour le passage des données et des navires, renforçant ainsi son emprise sur le détroit d'Ormuz.
L’Iran face aux États-Unis
Si cette nouvelle menace se concrétise, il est probable que cela complique davantage les négociations entre Washington et Téhéran. "Nous avons pendant longtemps sous-estimé l'importance stratégique du détroit d'Ormuz. Posséder un levier d'influence sur l'économie mondiale représente une immense occasion", a déclaré Mohammad Mokhber, conseiller du guide suprême, selon BFMTV.
Alors que Donald Trump attend une réponse de l'Iran à une proposition de paix formulée récemment, Téhéran reste sceptique quant aux intentions américaines. Abbas Araghchi, ministre des Affaires étrangères d'Iran, a exprimé des doutes sur la sincérité des États-Unis, faisant référence à la récente escalade des tensions. "L'escalade des forces américaines et leur non-respect des cessez-le-feu alimentent nos doutes sur la réelle volonté américaine de trouver un accord", a déclaré Araghchi lors d'une conversation avec son homologue turc Hakan Fidan.
Enfin, l'Iran a mis en garde contre des représailles contre des cibles américaines au Moyen-Orient si les États-Unis réitèrent des attaques sur ses pétroliers, rappelant l'incident de vendredi 8 mai.







