Ce samedi soir, l'Iran a fermement indiqué qu'il s'en prendrait à des intérêts américains en cas d'agression sur sa marine marchande. Cette déclaration intervient après des frappes ciblant deux de ses pétroliers, alors que les États-Unis attendent toujours une réponse officielle de Téhéran à des propositions diplomatiques.
Les Gardiens de la Révolution, forces d'élite de Téhéran, ont clairement averti : "Toute attaque contre nos navires commerciaux mènera à une réaction sévère contre les installations américaines dans la région et sur les navires ennemis". Ces mots forts témoignent d'une escalade des tensions, comme l'a rapporté l'agence Isna.
Le général Majid Mousavi, commandant de la marine des Gardiens, a ajouté que "des missiles et des drones sont prêts à frapper l'ennemi et n'attendent qu'un ordre". Ces déclarations surviennent un mois après un cessez-le-feu instauré entre l'Iran et ses adversaires israélo-américains, à la suite de frappes américaines sur deux de ses pétroliers dans le Golfe d'Oman.
L'armée américaine a affirmé avoir "neutralisé" les navires par voie aérienne, en réponse aux tensions croissantes dans le détroit stratégique d'Ormuz, à travers lequel circule un cinquième du pétrole mondial. Les services militaires iraniens ont répliqué, dénonçant une "violation flagrante" des accords de paix.
Des images diffusées par le commandement militaire américain montrent des nuages de fumée s'élevant des bâtiments touchés, bien que l'armée ait soutenu qu'aucune cargaison n'était à bord. L'Iran a, par ailleurs, bloqué l'accès au détroit d'Ormuz depuis le début de l'escalade en février.
Alors que les actes d'agression entre Washington et Téhéran se multiplient, les négociations diplomatiques semblent au point mort. Pendant ce temps, le président américain, Donald Trump, s'attend à une réponse rapide de Téhéran, après des entretiens avec des dirigeants régionaux.
Le ministre des Affaires étrangères iranien, Abbas Araghchi, a exprimé des réserves quant à la sincérité des efforts diplomatiques américains, soulignant que les récentes escalades renforcent le scepticisme quant à la volonté des États-Unis de parvenir à une paix durable.
Avec ces tensions, les prix du pétrole continuent d'augmenter, le baril de Brent ayant dépassé les 100 dollars. Parallèlement, le Royaume-Uni a décidé de déployer un destroyer en Méditerranée pour anticiper une mission internationale destinée à sécuriser le transport maritime dans la région.
Des rapports satellites signalent une nappe de pétrole dans le Golfe, mais les autorités iraniennes affirment qu’aucune fuite n’a été officielle. Au Liban, le conflit se poursuit, avec de nouveaux échanges de frappes entre Israël et le Hezbollah, entraînant de nombreuses pertes.
Ces événements mettent en lumière la complexité et la gravité de la situation géopolitique au Moyen-Orient, où les tensions militaires et les enjeux économiques se mêlent, impactant non seulement la région mais aussi l'économie mondiale.







