Le 19 mai, le département d'État américain a confirmé la libération d'un citoyen iranien, Shahab Dalili, qui vient de retrouver la liberté après une détention de dix ans en Iran. Il est rentré aux États-Unis, où il possède un statut de résident permanent.
"Nous sommes soulagés par le retour de Shahab Dalili en toute sécurité après sa longue détention en Iran", a déclaré un porte-parole du ministère des Affaires étrangères.
Le porte-parole a également appelé à la libération immédiate de tous ceux injustement détenus en Iran. Les relations entre l'Iran et les États-Unis restent tendues, un enjeu renforcé par les négociations actuelles qui s'éternisent sans accord.
Un parcours difficile depuis 2016
Avant son retour aux États-Unis, Dalili avait été condamné en 2016 pour avoir prétendument "coopéré avec un gouvernement hostile". Arresté alors qu'il tentait de quitter l'Iran après les funérailles de son père, il avait toujours nié les accusations portées contre lui.
Selon l'ONG Human Rights Activists News Agency (HRANA), la date précise de sa libération demeure inconnue, mais il a été signalé qu'il a échappé à la prison pour se rendre à Erevan, en Arménie, avant de rejoindre Washington où il a pu retrouver sa famille.
En 2023, un mouvement de grève de la faim mené par son fils, Darian, aux États-Unis, avait attiré l'attention sur son cas: bien que des négociations pour un échange de prisonniers aient eu lieu, Dalili n’a pas été inclus dans l’accord.
Les commentaires d'experts suggèrent que cette libération pourrait raviver les tensions entre les deux pays, notamment avec l'imminence de nouvelles discussions politiques. Comme le souligne le journaliste Thomas Erdbrink dans le New York Times, le retour de Dalili est très symbolique, représentant à la fois la lutte pour la liberté et les conséquences tragiques des politiques internationales.







