Après près d'un demi-siècle enfermé, Freddy Horion, reconnu coupable de six meurtres dans les années 1970, va bénéficier d'une libération conditionnelle. Cette décision a été rapportée par 7sur7, marquant un tournant dans l'un des dossiers criminels les plus emblématiques de la Belgique.
Aujourd'hui âgé de 78 ans, Freddy Horion était l'un des détenus les plus anciens du pays. Sa libération, qui était demandée depuis plus de 20 ans, a été accordée suite à des rapports d'experts indiquant qu'il n'était plus dangereux pour la société. En 2018, des psychiatres légistes avaient conclu qu'il devait être transféré vers un centre psychiatrique plutôt que de rester en prison. Malgré ces recommandations, les demandes de libération avaient été rejetées jusqu'à présent.
Cette décision de la justice belge fait revivre des souvenirs douloureux pour les familles des victimes, certains qualifiant ce moment de choc et même de tristesse. La prise de position de la justice soulève des questions sur la façon dont le pays gère les cas de détenus âgés, en particulier ceux ayant purgé de longues peines. "C'est une décision difficile à digérer pour les proches des victimes", explique une experte en criminologie citée par France 24.
Au cours de son incarcération, Horion avait également évoqué une demande d'euthanasie en 2025, pointant du doigt la détresse psychologique qu'il endurait depuis des décennies. Ses crimes, qui incluent l'assassinat de cinq membres d'une même famille à Sint-Amandsberg, près de Gand, ainsi que d'une commerçante polonaise, lui avaient valu une première condamnation à mort, commuée en réclusion à perpétuité.
La justice a toutefois précisé que sa sortie n'implique pas un retour à la liberté totale. En effet, il sera sous surveillance électronique et pris en charge dans un établissement médico-psychiatrique. En 2023, un jugement avait déjà ordonné à l'État belge de le libérer, avec une amende de 1 000 euros par jour pour non-respect de cette décision, qui s'élève aujourd'hui à près de 750 000 euros, selon les médias. Cela témoigne des complications juridiques et éthiques entourant sa situation.







