L'accord de rachat entre Aluminium Bahrain (Alba) et Aluminium Dunkerque a été officialisé ce lundi, pendant le sommet Choose France. Cette opération, évaluée à 2,2 milliards de dollars, est soutenue par le gouvernement français et les salariés de l'usine, ancien fleuron de l'ex-groupe Pechiney.
Aluminium Bahrain a confirmé dans un communiqué que cette acquisition sera entièrement financée par un consortium bancaire partenaire. Bpifrance, qui deviendra actionnaire à hauteur de 6%, garantira également un siège au conseil d'administration d'Aluminium Dunkerque. Johan Vlietinck, délégué CGT, a exprimé sa satisfaction quant à la présence de l'État français au sein du conseil, affirmant que cela renforcera la souveraineté économique du pays.
Aluminium Dunkerque possède un site dans le Nord de la France, où elle produit environ 300 000 tonnes d'aluminium chaque année et emploie près de 750 personnes. Le site a été acquis en 2021 par American Industrial Partners (AIP) après le non-respect des paiements de son précédent propriétaire, Sanjeev Gupta. Cette nouvelle vente avait suscité des inquiétudes parmi les syndicats, l'État français assurant qu'il resterait vigilant sur les nouveaux repreneurs.
La Commission européenne a récemment donné son feu vert à l'opération, jugeant qu'elle n'entraverait pas la concurrence au sein du marché européen. En clair, elle a estimé que la position de marché combinée des deux entreprises ne serait pas significativement affectée. Alba, fondée en 1971 et produisant 1,6 million de tonnes d'aluminium par an, s'engage à maintenir les emplois à Dunkerque tout en développant une stratégie industrielle durable.
Cette acquisition représente une étape stratégique pour Aluminium Bahrain, qui aspire à créer une plateforme industrielle internationale plus diversifiée et compétitive. Le rachat d'Aluminium Dunkerque pourrait ainsi marquer un tournant dans le secteur de l'aluminium en Europe, à un moment où les enjeux économiques sont cruciaux.







