L'Iran a affirmé, lors d'une déclaration récente, qu'« aucun progrès tangible » n'avait été réalisé dans les discussions avec les États-Unis pour trouver une issue à la guerre au Moyen-Orient. Alors que les tensions s'intensifient dans la région du Golfe, les attaques se multiplient.
Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a indiqué que, bien que des messages aient circulé concernant la nécessité de mettre un terme à l'agression envers Beyrouth, les pourparlers n'ont pas avancé. Il a précisé dans une interview diffusée par Al Mayadeen, reprise par l'agence Tasnim, que toute attaque contre Beyrouth pourrait déclencher une escalation majeure des hostilités.
Ces affirmations se heurtent aux propos optimistes de Donald Trump, qui, depuis le Bureau ovale, a déclaré que « les négociations se déroulent très bien », laissant entendre qu'une conclusion pourrait intervenir ce week-end. Le président américain a également exprimé le souhait de dissocier les discussions liées au Liban de celles concernant l'Iran, alors que Téhéran les considère inextricablement liées.
Marco Rubio, le chef de la diplomatie américaine, a également souligné que la question de l'uranium enrichi était toujours à l’ordre du jour, même si Téhéran n'avait pas encore approuvé les termes proposés. Les accusations des États-Unis et d'Israël concernant les ambitions nucléaires de l'Iran, que ce dernier réfute, contribuent à exacerber les tensions.
En parallèle, le Koweït a récemment accusé l'Iran d'avoir mené une attaque sur son aéroport, qui a coûté la vie à un homme et blessé plus de 60 personnes. Les autorités koweïtiennes évoquent une opération qui aurait impliqué des drones et des missiles balistiques, théorie que les Gardiens de la Révolution ont démentie.
Les récentes hostilités, notamment autour du détroit d'Ormuz, soulignent la fragilité de la situation. Selon des témoignages recueillis par l'AFP, les explosions ont créé une atmosphère de panique, même parmi les enfants. Dans ce contexte tendu, les cours du pétrole ont connu une nouvelle hausse, atteignant près de 100 dollars.
Des attaques réciproques ont également eu lieu, avec des missiles lancés par l'Iran vers Bahreïn en réponse à des frappes américaines. Les Gardiens de la Révolution ont réfuté les accusations d'opérations offensives, mais ont annoncé avoir ciblé des bases militaires en retour.
Un agenda diplomatique chargé s'annonce avec des cérémonies prévues en l'honneur de la mort de Rouhollah Khomeini, fondateur de la République islamique, coïncidant avec des festivités chiites. Dans le même temps, des délégations israéliennes et libanaises se sont réunies à Washington, tandis que des frappes israéliennes au Liban ont fait plusieurs victimes.
Face à cette situation, le Premier ministre libanais, Nawaf Salam, défend les négociations avec Israël comme la solution la plus viable pour son pays, en dépit des oppositions exprimées par le Hezbollah. Malgré un tableau complexe, la communauté internationale reste attentive à l'évolution des discussions, espérant qu'un chemin vers une résolution pacifique pourrait émerger.







