Ce jeudi 11 juin, les évêques américains célèbrent une messe à Orlando où ils consacrent les États-Unis au Sacré-Cœur de Jésus. Cette démarche, soutenue par 215 voix contre 8, s’inscrit dans une tradition qui remonte au XVIIe siècle. L'archevêque de Portland, Mgr Alexander Sample, a décrit l'initiative comme un appel à faire un choix radical en faveur des plus faibles.
Cette prière reconnaît un « péché originel d’esclavage et de racisme » et cherche à renforcer les valeurs de liberté et de dignité humaine. Mgr Sample souligne que cette reconnaissance doit nous rendre attentifs aux souffrances des autres.
L’Amérique chrétienne dans la tourmente
Cependant, tous les chrétiens ne s'accordent pas sur cette vision de l’Amérique. Dans le Sud et au Midwest, l'évangélisme conservateur émerge comme une force politique dévouée à un christianisme identitaire, opposé aux valeurs progressistes. Par exemple, en Louisiane, les Dix Commandements sont affichés dans les écoles. En Alabama, une décision judiciaire a eu des conséquences directes sur l'accès à la procréation médicalement assistée.
Ce nationalisme chrétien, soutenu par certains leaders évangéliques qui voient en Trump un sauveur providentiel, renforce des positions sur des sujets comme l’avortement et l'immigration. À la Maison Blanche, Trump se décrit comme « sauvé par Dieu » et a créé un « Bureau de la foi » dans le but d’expulser toute consonance anti-chrétienne des agences fédérales.
Bien que les évêques évoquent les « droits inaliénables à la vie », ce discours du clergé catholique ne s'accorde pas sans réserve avec l'évangélisme conservateur. Les appels à la « solidarité envers les immigrés » montrent un contraste flagrant avec les objectifs des mouvements les plus radicaux.







