Tandis que la phase d’admission sur Parcoursup a débuté depuis le 2 juin 2026, les futurs étudiants à Poitiers sont en pleine recherche de logement pour la rentrée. Pour les agences immobilières, l’enjeu est grand.
La quête de logement pour les étudiants est bien lancée. Depuis le début du mois, la phase d’admission sur Parcoursup s'est ouverte, permettant à certains de sécuriser leur place dans la formation choisie. Les recherches de logements se multiplient, tandis que d'autres étudiants, en attente d'une confirmation, doivent différer leurs démarches. Avec sa 2e place en tant que meilleure ville étudiante de Nouvelle-Aquitaine selon L’Étudiant, Poitiers attire de nombreux néobacheliers.
« Certains sont prêts à louer un logement sans le visiter »
Les agences immobilières s'attendent à une demande élevée pendant cette période. Chaque année, la situation est comparable, avec des chiffres révélateurs de l'importance de la demande étudiante. « Actuellement, les étudiants représentent 80 à 90 % de nos demandes de location », déclare Léna Gautier, assistante commerciale à l’agence Orpi Saudiv. Certaines agences, comme Gaston Immobilier, constatent même que 100 % de leurs demandes proviennent d'étudiants.
Selon Vincent Laroche, directeur d'une agence naissante, « dix logements ont été loués en une semaine. Certaines personnes sont si anxieuses qu'elles acceptent de louer sans visiter, de peur de perdre une occasion ». Pour cette agence, récemment établie, l'activité est intense – la plupart du temps, « c'est la première personne qui visite qui signe ». Les demandes commencent dès mars, souvent avant même que les étudiants reçoivent des réponses de leurs vœux. Les types de logements recherchés sont similaires : studios, chambres ou T2, idéalement situés près du centre-ville ou du campus universitaire.
Une demande trop importante
La peur de ne pas trouver de logement à la rentrée pousse certains étudiants à commencer leurs recherches très tôt. Les agences immobilières font face à une offre limitée, souvent à la traîne par rapport à la demande. La phase suivante de Parcoursup, qui débute le 11 juillet, risque d'aggraver la situation. Les agences anticipent une nouvelle vague de demandes, mais leur capacité à y répondre est contrainte par le nombre limité de logements disponibles. « Quand il n'y a plus de logements, on n'a d'autre choix que de diriger les étudiants vers d'autres agences », affirme Megane Breugnon, gestionnaire locative au groupe Mercure. La période de forte demande devrait se stabiliser début octobre, une fois la plupart des rentrées scolaires effectuées.
Une tension à nuancer
Bien que la demande à Poitiers soit élevée, une étude de LocService indique que d'autres villes de Nouvelle-Aquitaine rencontrent de plus grandes tensions. La Rochelle concentre 14,9 % des recherches étudiantes de la région, tandis que Poitiers n'en représente que 7,4 %. De plus, le loyer moyen d’un studio à La Rochelle s'élève à 600 €, contre seulement 413 € à Poitiers. Cette étude calcule un « score de tension » sur la base du rapport entre le nombre de demandes et d'offres de logements, plaçant Poitiers en position avant-dernière (2,1) parmi les principales agglomérations étudiantes de la région, un résultat qui invite à relativiser la situation.







