Avant l'affaire Lyhanna, le comportement en ligne de Jérôme Barella avait suscité des inquiétudes aux États-Unis. Selon des informations révélées par BFMTV, l'organisme de référence pour la lutte contre la pédocriminalité, le National Center for Missing and Exploited Children (NCMEC), a émis plusieurs signalements concernant son comportement à l’Office National des Mineurs en France, une information confirmée par Le Monde.
Le NCMEC a pour mission de rassembler les alertes concernant des infractions sexuelles envers des mineurs sur Internet, incluant l'échange de contenus pédocriminels et d’extorsions sexuelles. Ces signalements, bien qu'émanant d'un organisme réputé, n'indiquent pas toujours l'identité des personnes impliquées. Dans le cas de Jérôme Barella, il demeure à ce jour incertain si ces alertes fournissaient suffisamment d’éléments pour permettre son identification.
200.000 signalements américains chaque année
Selon Le Monde, ces alertes du NCMEC ont été uniquement découvertes après l'éclatement de l'affaire Lyhanna, lorsque les forces de l'ordre ont examiné le profil de Jérôme Barella. De plus, ces signalements, bien qu'bien présents, n'avaient pas été précédemment transmis à la justice, ce qui signifie qu'aucune enquête systématique n'avait été initiée.
Chaque année, l'Office National des Mineurs reçoit environ 200.000 signalements provenant des États-Unis. Bien que certains concernent des violations graves, d'autres peuvent s'avérer moins pertinents, notamment en raison des différences législatives entre les deux pays, particulièrement sur l'âge de la majorité.
Des signalements similaires proviennent également d'autres organismes et de la plateforme Pharos, ajoutant à la charge de travail déjà conséquente des enquêteurs, qui sont environ quarante au sein de l'Office National des Mineurs. Un défi continu dans la lutte contre la pédocriminalité, alors que chaque alerte doit être prise au sérieux, comme le soulignent plusieurs experts du domaine de la sécurité Internet.







