Dans la nuit du 9 au 10 juin, des infrastructures vitales ont été endommagées dans le district de Bemani, à proximité du détroit d'Ormuz. Les autorités iraniennes crient au scandale et dénoncent un "crime de guerre".
Le Commandement central des États-Unis (Centcom) a confirmé à CBS News qu'une enquête était en cours concernant la destruction de deux réservoirs d'eau potable. Selon le gouvernement iranien, l'armée américaine aurait intentionnellement visé ces infrastructures, faisant suite à la destruction d'un hélicoptère Apache lors d'une opération de patrouille dans le Golfe.
Cette situation a suscité l'indignation au sein de la communauté internationale. Des experts en droit international, comme le professeur Jean-Baptiste Jeangène Vilmer, soulignent que cibler des infrastructures civiles peut constituer une violation des conventions de Genève. Lors d'un interrogatoire, il a déclaré : "Un tel acte, s'il est avéré, pourrait avoir de graves conséquences pour les relations internationales des États-Unis." De plus, cette affaire pourrait aggraver les tensions déjà existantes entre l'Iran et les États-Unis, deux nations qui s'accusent mutuellement dans ce conflit.
Les sources médiatiques, y compris Franceinfo, rapportent également que cette escalade de violence pourrait entraver les efforts de paix dans la région. Une rencontre ultérieure entre des responsables des deux pays est attendue pour tenter de désamorcer les tensions qui s'intensifient.







