La récente apparition des chiffres "86 47" sur la pelouse du National Mall à Washington a suscité de vives préoccupations concernant la sécurité présidentielle. Cet événement intrigant soulève des questions qui vont bien au-delà du simple vandalisme.
Les autorités américaines, notamment le Secret Service, se disent en état d'alerte après la découverte de cette inscription. Selon un porte-parole, il s'agit d'un "acte de vandalisme" observé sur la pelouse ouest de l'obélisque de Washington. Une enquête est en cours pour déterminer l'origine de cette inscription, que le département de l'Intérieur qualifie d'"acte de vandalisme délirant".
Ce qui inquiète particulièrement les forces de l'ordre, ce sont les implications politiques derrière ces chiffres. En effet, lors d'une précédente déclaration, Donald Trump avait interprété ce code comme une menace à son encontre. En avril dernier, l'ex-directeur du FBI, James Comey, avait partagé une image où des coquillages formaient, ironiquement, les mêmes chiffres. Trump y avait vu un appel à la violence à son égard, déclarant sur Truth Social que "86 est de l’argot pour 'Tuez-le', et 47 fait référence à 'président Trump', le 47ème président des États-Unis".
Une "véritable menace" ?
D'après des analystes et plusieurs médias, le chiffre "86" fait référence à une expression populaire américaine, signifiant "se débarrasser de quelque chose". Cependant, selon The Guardian, cette interprétation n'implique pas nécessairement une menace de mort. Le dictionnaire Merriam-Webster pourrait reconnaître cet usage, mais il note que le sens violent reste marginal.
Ce message a été relayé par des manifestants anti-Trump, incitant le Secret Service à interroger des opposants pour comprendre leurs intentions. Bien qu'ils aient affirmé vouloir se "débarrasser" de Trump, aucun n'a manifesté de désir de violence physique à son encontre. Un juge fédéral a d'ailleurs affirmé qu'il ne comprenait pas comment cette inscription pouvait être interprétée comme une vraie menace : "Le terme '86' est beaucoup plus souvent utilisé pour signifier 'chasser' que 'tuer'".
Cette situation met en lumière les tensions polarisées qui existent autour de l'ancien président, insistant sur l'importance d'un dialogue constructif plutôt que sur des interprétations alarmistes.







