Le gouvernement iranien a déclaré vendredi qu'il n'avait pas encore pris de décision concernant l'accord évoqué par le président américain, Donald Trump, visant à mettre un terme au conflit. Cette annonce survient alors que Trump a suggéré qu'un accord pourrait être signé dès ce week-end.
Jeudi, le président américain avait décidé d'annuler des frappes contre l'Iran, affirmant qu'un terrain d'entente avait été trouvé. "Nous avons trouvé un très bon accord pour mettre fin à la guerre avec l'Iran. Une signature pourrait arriver dans les jours à venir, peut-être en Europe", a-t-il déclaré depuis le Bureau ovale.
Cependant, Téhéran a rapidement réagi, précisant que la décision sur cet accord n’était pas encore prise. Le porte-parole, Esmaeil Baqaei, a déclaré aux médias d'État que l'Iran n'avait pas encore atteint de conclusion définitive.
Trump a affirmé croire que le guide suprême iranien, Mojtaba Khamenei, avait accepté ce qu'il appelle un "accord-cadre très solide". Selon lui, son vice-président, JD Vance, signerait potentiellement cet accord dès ce week-end.
Les détails de cet accord restent flous, bien qu'il assurerait la réouverture immédiate du détroit d'Ormuz et interdirait à l'Iran d'acquérir des armes nucléaires. Sur X, le bureau du Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a tweeté que tout accord final inclurait "l'élimination de l'uranium enrichi" en Iran.
L'annonce d'un possible accord a fait chuter les prix du pétrole, le baril de Brent enregistrant une baisse de 1,11 % à 89,37 dollars. Parallèlement, les bourses asiatiques ont réagi positivement, avec le Nikkei de Tokyo grimpant de près de 4 %.
- Une menace sur le terminal pétrolier -
Jeudi, Trump avait menacé d'attaquer l'Iran de manière significative, évoquant la possibilité de s'emparer de l'île de Kharg, un terminal pétrolier clé. Toutefois, il a ensuite mentionné que, après avoir constaté que les discussions avaient reçu l'aval des autorités iraniennes, il a décidé d'annuler les frappes prévues.
Mardi, Trump avait déjà annoncé qu'un accord était imminent, marquant ainsi sa 38e promesse depuis le début du conflit, selon un décompte de CNN. L'Égypte a exhorté à saisir cette opportunité pour mettre un terme à la guerre.
Le cessez-le-feu en vigueur depuis le 8 avril a été respecté jusqu'à récemment, mais les hostilités semblent reprendre de plus belle cette semaine.
L'armée américaine a récemment mené des frappes sur des installations militaires iraniennes, tandis que l'Iran a riposté en tirant des missiles vers des bases américaines, tous interceptés. Le détroit d'Ormuz, auparavant vital au passage d'hydrocarbures, est maintenant fermé jusqu'à nouvel ordre par l'Iran, en raison des tensions croissantes.
La situation au Liban reste préoccupante, avec des combats entre Israël et le Hezbollah, qui soutient l'Iran. Les récents bombardements ont causé des pertes significatives et des blessés civils.







