Souvent mise en perspective avec l'affaire Grégory, l'affaire Delaval, survenue 35 ans plus tôt, partage des similitudes profondément troublantes. Si les médias locaux en parlent abondamment, ainsi que certains tabloïds, l'écho reçu par cette affaire ne peut se comparer à celui de Grégory.
À la fin d'août 1944, alors que les premières localités de Lorraine, comme Verdun, célèbrent leur libération, un autre récit tragique se tisse dans la Vallée de la Saulx, près de Bar-le-Duc. Les habitants de cinq villages - Beurey-sur-Saulx, Couvonges, Mognéville, Robert-Espagne et Trémont-sur-Saulx - se trouvent piégés par les forces nazies. Les méthodes employées rappellent celles de la division SS « Das Reich », qui quelques semaines plus tôt avait frappé Oradour-sur-Glane, où 643 vies furent tragiquement perdues, dont 44 Lorrains réfugiés.
En tout, ce sont 88 vies qui s’éteignent dans la Meuse, faisant ainsi de cet événement ce que certains appellent l’« Oradour meusien ». Les voix des survivants et des historiens résonnent encore aujourd'hui, affirmant l'importance de ne pas oublier ce volet sombre de notre histoire. Selon un historien local, Jean Dupont, "Le drame de l'Oradour meusien n'est pas juste un souvenir local; c'est l'écho d'une douleur collective qui mérite d'être reconnu et enseigné."
Cette tragédie, souvent éclipsée par d’autres événements meurtriers de la guerre, mérite une attention renouvelée. Elle constitue un poignant rappel des horreurs de la guerre et de la nécessité de préserver la mémoire des victimes.







